Cette fois, Axel Witsel prend bien sa retraite internationale : voici les raisons de son arrêt
"J'ai déjà fait l'erreur une fois de dire que c'était fini." Quand il avait été interrogé pendant la dernière Coupe du monde sur une éventuelle retraite internationale après la compétition, Axel Witsel avait botté en touche dans un sourire.
Un peu moins de trois mois plus tard, l'annonce a pourtant été faite, sur les réseaux sociaux du joueur, avec cette phrase : "Cette fois-ci, c'est la bonne. J'ai pris la décision de mettre un terme à ma carrière internationale."
Dans son message, le joueur de Nice explique notamment vouloir laisser la place à la nouvelle génération. Il n'a pas précisé s'il a rencontré, ou s'il a eu Mark van Bommel, le nouveau sélectionneur, au téléphone, pour faire le point et comprendre, peut-être, que c'était la fin. Mais il disait récemment, en privé, que les coupures internationales et les voyages, loin de la famille, lui pesaient.
Un pion essentiel
À 37 ans, et 140 caps (12 buts), le Liégeois referme donc, pour de bon, le chapitre des Diables rouges. Son dernier match aura été un quart de finale de Coupe du monde, contre l'Espagne, plus de dix-huit ans après sa première apparition, à 19 ans, sous le maillot national, contre le Maroc, en match amical.
Axel Witsel est libre, veut continuer à jouer mais ne signera pas au Standard : "Revenir à Anderlecht, ce ne sera pas simple pour Lukaku"Witsel, un des visages de la génération dorée, était un des premiers noms cochés par les sélectionneurs, dans l'équipe de départ, pour son intelligence de jeu, et son placement, notamment dans le dispositif de Roberto Martinez. Cela a pu être le paradoxe, parfois. Il était autant reconnu par ses entraîneurs et ses équipiers, que parfois peu considéré par certains observateurs qui estimaient qu'il ralentissait le jeu.
Mais Chaloupe, son surnom, n'a jamais été un joueur extravagant, à un poste où la sobriété collait finalement assez bien à sa personnalité. Avant la Coupe du monde 2018, le débat sur l'absence de Radja Nainggolan, et donc sa titularisation, avait été agité. Il y a répondu, simplement, sur le terrain, avec ses atouts.
La cicatrice de l'Euro 2024
S'il a disputé quatre Coupes du monde et trois Euros, comme titulaire la majorité du temps, moins sur les deux dernières compétitions, il devait y avoir une raison. Quand Domenico Tedesco avait pris le relais de Roberto Martinez, après le crash du Qatar en 2022, Witsel n'avait pas apprécié un certain manque de considération.
Voici pourquoi Axel Witsel a choisi de probablement finir sa carrière sur la Côte d'AzurMeurtri, il avait annoncé, une première fois, sa retraite internationale, avant de revenir pour l'Euro, qu'il avait traversé dans l'ombre, gêné par une blessure à l'aine. Il ne voulait pas rester sur cet échec et avait reçu la "promesse" de Rudi Garcia d'aller aux USA s'il jouait en club – ce qui fut le cas, à Gérone.
Le trip américain a été le dernier voyage d'une carrière internationale bel et bien terminée.
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