Ces jeunes font partie des 500 recrutés pour faire leur service militaire volontaire : "C'est un moyen de se faire des amis pour la vie"
Pour certains, le choix de l'armée était déjà fait depuis bien longtemps. C'est le cas de Guillaume, un jeune Liégeois qui comptait de toute façon entamer des études d'informatique à l'armée. "Je me suis dit que c'était une bonne idée pour faire une pause tout en me préparant à ce que je veux faire par la suite". Selon le futur réserviste liégeois, la formation d'un an proposée pour la première fois par la Défense est enrichissante, "même pour travailler en entreprise".
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Ethan ne pensait pas intégrer la Défense. C'est après que sa grand-mère lui a parlé de l'occasion nouvelle de faire son service militaire qu'il a postulé. Il est devenu très motivé par la possibilité de se former pendant un an, tout en étant payé. Une fois la sélection tombée, il était soulagé : "j'ai jamais été aussi heureux". Dès la fin de ce mois d'août, Ethan sera intégré à la base Marine.
"J'ai jamais été aussi heureux"
"J'étais super content, je ne pensais pas que j'allais être pris", explique Romain. Pour l'instant, le Luxembourgeois voit surtout en ce service militaire l'occasion de faire du sport tout en étant entouré de jeunes du même âge.
L'année de service, une transition avant de s'orienter ?
Pour les trois jeunes, l'année qui les attend est aussi une année de pause utile avant d'entamer des études. Guillaume est certain de vouloir rester à la Défense, tandis que Romain voit l'opportunité du service militaire comme "une solution pour gagner un an de réflexion" avant de choisir vers quelle formation se tourner.
Romain n'avait pas en tête d'intégrer l'armée avant de recevoir sa lettre. En revanche, il n'est pas à l'abri de rester réserviste si son année de service lui plaît. Ethan, quant à lui, considère cette année de formation militaire comme celle d'un nouveau départ, sans réellement projeter d'intégrer l'armée par la suite.
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Les trois futurs réservistes sont motivés. Ethan a hâte de faire des rencontres et "de ne plus être au même endroit". Effectivement, loin du Brabant wallon dont il est issu, il suivra sa formation à Zeebruges. Cependant, il anticipe l'interdiction d'utiliser son téléphone et les réveils quotidiens à 5 h 45. À l'inverse, Guillaume se languit de la discipline de l'armée et de suivre une routine physique. En plus d'attendre avec impatience de connaître sa spécialisation.
"Autant la formation est intéressante, autant la guerre n'est pas quelque chose qui m'attire"
Romain est partagé entre l'appréhension et la hâte. Il craint d'être appelé sur le terrain en tant que réserviste en cas de conflit : "autant la formation est intéressante, autant la guerre n'est pas quelque chose qui m'attire". En revanche, il est impatient de "se faire des amis pour la vie" et de pratiquer du sport avec des jeunes de son âge. "On va apprendre plein de choses", s'exclame-t-il.
Pendant un an, les jeunes réservistes auront l'occasion de suivre la phase d'initiation militaire (PIM) de dix semaines. Ils recevront également une formation spécialisée, assignée à chacun, pendant trois semaines.
Ethan débutera son service militaire dans la Marine dès fin août. Romain et Guillaume, quant à eux, intégreront un mois plus tard la force de Terre.
Et les femmes recrutées ?
Comparés à un taux de 26,5 % de femmes qui ont candidaté, les femmes représentent 16 % des recrues finales. Elles ont été sélectionnées sur base de leurs scores aux épreuves de sélection.
Selon la Défense, les résultats sont plutôt encourageants. Actuellement, les femmes représentent seulement 12 % des militaires au sein de l'armée belge.
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