Ces fonds peu chers qui permettent de cibler l'IA, l'énergie ou même certains pays

Depuis leur apparition au début des années 90, les ETF (Exchange Traded Funds) se sont fait une place dans le portefeuille des investisseurs grâce à leurs frais de gestion avantageux (typiquement entre 0,2 et 0,4 % par an, contre 1,5 à 2 % pour un fonds investi en actions géré activement), leur cotation en Bourse (qui permettent d'être vendus et achetés en temps réel) et leur performance (souvent meilleure que celles des fonds actifs).

Pourquoi les ETF ont-ils tant séduit en 2025 ? "C'est une alternative dans un portefeuille diversifié"

Stratégies actives

Dans le monde des ETF, les produits purement passifs (qui se contentent de répliquer un grand indice) ont été les premiers à faire leur apparition et constituent encore la majorité des encours. Et ce marché est essentiellement détenu par une petite poignée de sociétés de gestion comme Ishares (BlackRock), Vanguard, State Street ou Invesco.

Selon Morningstar, ce segment ne représentait encore que 123 milliards d'euros à la fin août 2026 en Europe. La taille de ce segment a toutefois été multipliée par cinq depuis 2022.

Depuis une dizaine d'années, un grand nombre d'autres sociétés de gestion se sont lancées dans les ETF actifs. Le segment vise à proposer une exposition plus différenciée, pour se focaliser sur une thématique ou un marché bien spécifique.

Selon Morningstar, ce segment ne représentait encore que 123 milliards d'euros à la fin août 2026 en Europe. La taille de ce segment a toutefois été multipliée par cinq depuis 2022.

Contrairement aux fonds purement indiciels qui se basent sur un indice boursier existant, la composition de l'indice utilisé pour un ETF actif est basée sur un processus de sélection actif, et est susceptible de varier fréquemment afin d'adapter l'exposition en fonction des conditions de marché, avec des frais de gestion également plus élevés (mais qui restent loin des frais de gestion pour les fonds gérés activement).

Thématiques

C'est ainsi le cas du gestionnaire britannique LGIM (Legal & General Investment Management) qui propose depuis 2018 un large éventail d'ETF thématiques, qui peuvent être regroupés dans trois groupes : la digitalisation (IA, cybersécurité, paiement en ligne), la transition énergétique (énergie propre, batteries électriques) et la démographie (eau).

"Nous avons été parmi les pionniers en matière d'ETF thématiques et ces stratégies continuent d'enregistrer la forte croissance de notre gamme de fonds, indique Elena Cardella, Head of Index and ETF Investment Specialists chez LGIM. Notamment vers nos ETF spécialisés dans l'intelligence artificielle, l'énergie propre ou la cybersécurité."

guillement

Ils veulent investir passivement mais également faire des choix actifs d'allocation pour anticiper les changements susceptibles d'intervenir sur les marchés."

L'offre s'est ensuite diversifiée vers d'autres types de produits. "Autrefois, acheter des actions via un ETF sur l'indice S & P 500 suffisait. Mais le monde évolue, les besoins des clients changent et nous nous efforçons de leur trouver des solutions. Ils veulent investir passivement mais également faire des choix actifs d'allocation pour anticiper les changements susceptibles d'intervenir sur les marchés."

guillement

Dans l'ensemble, la majorité des flux se dirige encore vers les actions américaines."

À côté d'une allocation sur des indices globaux, il existe donc une recherche de thématiques attractives sur les actions ou les obligations qui peuvent faire l'objet d'une rotation plus fréquente. "Dans l'ensemble, la majorité des flux se dirige encore vers les actions américaines."

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Deux innovations

La recherche d'innovations dans le domaine des fonds indiciels continue de tourner à plein régime, avec, par exemple, le lancement récent d'un ETF spécialisé sur la dette souveraine des pays africains. "C'est le plus récent parmi nos ETF, spécialisé sur la dette de certains pays émergents." Elena Cardella souligne que "le comportement de cette classe d'actifs est très différencié par rapport au reste du marché obligataire ; ce qui offre une bonne diversification pour les portefeuilles en plus d'un rendement attractif (distribué semestriellement)".

Nous ne retenons pour finir que moins de 50 % des sociétés de l'indice, avec un poids qui sera déterminé par leur score combiné sur ces trois critères."

Une autre stratégie lancée récemment vise une exposition sur l'indice mondial MSCI ACWI (All Country World Index), basée sur un produit destiné aux institutionnels qui dispose d'un historique de performance attractif sur plus de cinq ans. "Nous utilisons plusieurs facteurs comme la valorisation d'une action, la qualité (bilan, barrière à l'entrée) et la tendance (momentum) pour classer toutes les actions de l'indice."

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"Nous ne retenons pour finir que moins de 50 % des sociétés de l'indice, avec un poids qui sera déterminé par leur score combiné sur ces trois critères. La composition de l'indice est révisée chaque mois, avec un processus de rééquilibrage visant à limiter les frais de transaction." Ce processus permet de limiter le risque d'une exposition trop importante sur certains secteurs, notamment la technologie américaine, ou pays.

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