Ces écureuils changent de couleur selon leur quartier

Publié le 27 septembre 2026 à 13:10 par Jérôme G.

La couleur d'un écureuil peut en dire long sur l'âme d'un quartier. Une étude révèle que l'évolution se joue à l'échelle de la rue à Montréal au Canada. Les villes sont des écosystèmes complexes et non uniformes.

ecureuil

Menée par des chercheurs de l'Université McGill, une étude met en lumière que la couleur du pelage de l'écureuil gris de l'Est (Sciurus carolinensis) à Montréal varie significativement d'un quartier à l'autre.

Contrairement à l'idée reçue que l'urbanisation est le seul facteur, des conditions micro-locales, telles que la densité des arbres ou la présence du fleuve, jouent un rôle déterminant dans l'évolution de ces populations animales.

Quels facteurs influencent la couleur du pelage ?

L'étude a analysé plus de 800 écureuils dans près de 200 parcs de Montréal. Si les écureuils au pelage gris restent majoritaires, la proportion d'écureuils noirs (mélaniques) est plus élevée dans les zones bénéficiant d'une plus grande couverture forestière et de températures hivernales plus basses.

L'avantage biologique joue son rôle : un pelage sombre retient mieux la chaleur, offrant une meilleure survie durant les hivers froids.

En outre, des barrières géographiques comme le fleuve Saint-Laurent et ses affluents limitent les déplacements des écureuils. Cela favorise la création de populations distinctes, chacune s'adaptant spécifiquement à son environnement immédiat.

Les chercheurs soulignent ainsi que l'adaptation des animaux en milieu urbain est un processus bien plus nuancé qu'une opposition entre ville et campagne.

ecureuil

Les villes ne sont pas des habitats uniformes pour la faune

L'étude recherche remet en question la perception des villes comme des environnements homogènes. 

" Les gens considèrent souvent les villes comme un type d'environnement unique, mais nos résultats montrent que les conditions auxquelles les animaux sont exposés peuvent varier considérablement d'un quartier à l'autre ", explique Allison Roth, co-auteure de l'étude publiée dans Journal of Animal Ecology.

À l'inverse de ce qui est observé dans d'autres métropoles, la prévalence des écureuils noirs à Montréal est généralement plus faible dans les zones les plus urbanisées.

Ce résultat inattendu nécessitera des recherches futures pour être pleinement compris, mais il illustre la complexité des paysages urbains en tant qu'écosystèmes.

Journaliste GNT spécialisé en nouvelles technologies

Cette page peut contenir des liens affiliés. Si vous achetez un produit depuis ces liens, le site marchand nous reversera une commission sans que cela n'impacte en rien le montant de votre achat. En savoir plus.