"Cela m'a coûté 1.700 euros": la colère d'un Français qui a vu son vol annulé quelques heures avant le décollage par la grève chez EasyJet
La grève conduite par les employés d'EasyJet a mené à une centaine d'annulations de vol, parfois à la dernière minute. De quoi exaspérer les clients, comme ce passager, contraint de multiplier les détours et les frais imprévus pour rentrer chez lui.
Une fin de séjour gâchée. Maxime Besson, Français parti en vacances avec sa famille à Dubrovnik, a eu la mauvaise surprise de voir son vol de retour, vers Lyon, être annulé ce samedi 15 août. La faute à la grève des employés d'EasyJet - qui réclament de meilleures conditions de travail - qui a entraîné une centaine d'annulations de dernière minute. Au moment de boucler les bagages, les passagers ont donc dû trouver des solutions express.
"On a eu l'info hier à 16h que notre vol était annulé. J'ai trouvé un vol sur Genève mais mon véhicule est à Lyon-Saint-Exupéry, déplore Maxime auprès de BFMTV. Nous sommes une famille de 5, cela m'a coûté 1.700 euros, sans compter que cette nuit, on a dormi dans la petite voiture de location. C'est la galère."
Le Français a donc dû demander l'aide d'amis pour venir le chercher à Genève, afin qu'il puisse récupérer son véhicule à l'aéroport de Lyon. Surtout, il regrette le manque de communication et d'accompagnement du côté d'EasyJet.
"Je suis un peu en colère, on ne nous propose pas de solutions, on doit se débrouiller, peste Maxime Besson. Il y aura des remboursements (des vols prévus) mais ce n'est pas ce qu'on attend. On attend plus le remboursement de ce qu'on vient de payer, parce que ce n'est plus la même gamme de prix. J'attends vraiment un effort."
De son côté, EasyJet regrette l'annulation de 98 vols, dont 51 dimanche, soit "plus de la moitié des vols prévus programmés". La compagnie, via une porte-parole, assure que "des options alternatives" ont été proposées aux clients, comme "la possibilité d'un transfert gratuit vers un autre vol". Une option visiblement non suggérée aux vacanciers de Dubrovnik.
"60 changements de planning par semaine"
La grève a été annoncée sur le tard, ce jeudi, avant un week-end chargé, dans le sens des départs comme des retours. Le personnel de cabine - hôtesses et stewards - dénonce des plannings constamment remaniés, parfois la veille pour le lendemain. 68% du personnel a suivi le mouvement, majoritairement dans les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et de Lyon. Ce dernier est qualifié de base "martyre" par les syndicats et 80% du personnel affecté a rejoint la contestation.
"Notre revendication principale, c'est la stabilité des plannings. Par exemple sur des bases comme Lyon, on a certains PNC qui vont avoir 50 voire 60 changements de planning par semaine", expliquait William Bourdon, un responsable du syndicat SNPNC-FO ce vendredi.
Les délégués du personnel pointent la difficulté de concilier ces changements avec "la vie personnelle" ou la "garde d'enfants". L'intersyndicale avait tenté de mener des négociations avec la direction, qui se sont révélées infructueuses et ont mené à cette grève.