Ce Wanzois de 37 ans est poursuivi pour avoir frappé sa compagne : "J'aurais mieux fait d'aller me promener"
"Quand on se disputait, je choisissais de partir pendant une heure, manière de me calmer. Là, j'ai déconné, j'aurais dû aller faire un tour." Le Wanzois tente d'expliquer ainsi ce qui l'a poussé à frapper sa compagne. Pour des raisons qui tiennent à quelques noms d'oiseaux expédiés de part et d'autre et qui tiennent aussi à la mémoire de leurs parents ou de leurs grands-parents respectifs. On pourrait donc parler de broutilles mais qui ont dégénéré en pugilat, au sein de ce couple qui n'était manifestement plus en bonne entente. Cela vaut ainsi au Wanzois de bientôt 37 ans de comparaître devant le tribunal correctionnel de Huy. L'homme ne nie rien du tout, et fait face à ses responsabilités. Il traîne tout de même quelques condamnations, notamment en matière de roulage (conduite en état d'ivresse) et, surtout, pour coups et blessures, ce qui l'a conduit à la prison pendant un mois et à une libération conditionnelle.
"Cela fait presque dix ans, précise le Wanzois. Et depuis la bagarre avec ma compagne, j'ai entrepris une thérapie pour gérer et contrôler les violences et les émotions."
Voilà qui donne de l'eau au moulin de son avocat, qui insiste sur le fait que son client est en aveux et qu'il ne minimise pas les faits: "Mon client s'en veut et, depuis les faits, il a fait le nécessaire pour arranger la situation. Cette scène du 27 juin 2026 a servi d'électrochoc. Le couple s'est rendu compte qu'il ne servait à rien de continuer cette relation toxique."
Depuis, le Wanzois, pour l'heure hébergé chez une connaissance, cherche un logement et du travail. Chauffeur de poids lourd de formation, il ne devrait éprouver guère de difficultés à se remettre sur le marché de l'emploi. À condition, évidemment, que le tribunal accède à la demande de la défense: une suspension probatoire du prononcé, avec les conditions de suivre une thérapie et de ne plus revoir madame.
Le parquet, lui, a requis dix mois d'emprisonnement assortis d'un sursis probatoire, "notamment pour que le prévenu se débarrasse de son alcoolisme."
Jugement le 31 août
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