Ce virus transmis par le moustique commun gagne du terrain en France : les signes à surveiller
Le virus du Nil occidental progresse en France : 92 cas autochtones ont été recensés au mardi 14 septembre 2026. Transmise par le moustique commun, cette infection souvent discrète peut, plus rarement, entraîner des complications neurologiques graves.
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Journaliste web
Publié: 19 septembre 2026 à 08h22Temps de lecture: 2 min
Le virus du Nil occidental, aussi appelé West Nile, progresse en France. Au mardi 14 septembre 2026, Santé publique France recensait 92 cas autochtones, soit 36 de plus en une semaine. Des contaminations ont été détectées dans sept régions, dont l’Île-de-France.
D’où vient ce virus ?
Le virus a été identifié pour la première fois en 1937, chez une femme vivant dans la région du Nil occidental, en Ouganda. Il est naturellement présent chez les oiseaux, qui constituent son principal réservoir. En Europe, sa circulation est favorisée par les déplacements d’oiseaux migrateurs et par les moustiques locaux.
En France, les premiers cas humains ont été repérés en Camargue dans les années 1960. Longtemps concentré autour de la Méditerranée, le virus est désormais signalé dans plusieurs régions. En septembre, des contaminations ont notamment été détectées dans de nouveaux départements, dont la Seine-et-Marne, le Loiret et la Loire-Atlantique.
Comment se transmet-il ?
La contamination survient après la piqûre d’un moustique commun du genre Culex, souvent actif à la tombée de la nuit. Le moustique s’infecte en piquant un oiseau porteur, puis peut transmettre le virus à l’être humain ou au cheval.
Le virus ne se transmet généralement pas d’une personne à l’autre, ni par contact avec une personne malade, ni par les animaux domestiques. Le moustique tigre, connu pour transmettre la dengue ou le chikungunya, n’est pas le principal vecteur du virus du Nil occidental.
Quels symptômes doivent alerter ?
La plupart des personnes infectées, environ huit sur dix, ne développent aucun symptôme. Dans les autres cas, la maladie peut provoquer :
- une fièvre brutale ;
- de forts maux de tête ;
- une fatigue inhabituelle ;
- des douleurs musculaires ou articulaires ;
- des nausées, parfois une éruption cutanée.
Il faut consulter rapidement en cas de confusion, raideur de nuque, faiblesse d’un bras ou d’une jambe, tremblements, troubles de l’équilibre ou paralysie. Ces signes rares peuvent traduire une atteinte neurologique, comme une méningite ou une encéphalite. Les personnes âgées et immunodéprimées sont davantage exposées aux formes graves.
Peut-on le soigner ?
Il n’existe ni vaccin ni traitement antiviral spécifique pour l’être humain. En cas de forme légère, la prise en charge consiste à soulager les symptômes : repos, hydratation et médicaments contre la douleur ou la fièvre après avis médical. Les formes neurologiques nécessitent une hospitalisation.
Pour prévenir l’infection, il est conseillé de porter des vêtements couvrants en soirée, d’utiliser un répulsif autorisé et de limiter les gîtes larvaires : vider les coupelles, seaux, récupérateurs d’eau non protégés et tout récipient où l’eau stagne.
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