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  • 2026-08-08 06:00:03 +0000 UTC

    Aug 08, 2026

    "Ce record de chaleur a eu un impact sur la fréquentation et l’activité" : en Occitanie en juillet plus les températures montaient, plus les touristes fuyaient

    L’Occitanie côté Est enregistre une baisse du tourisme pour le mois écoulé variant entre 5 % et 10 % selon les filières. Canicule, incendies et pouvoir d’achat en berne : un cocktail trop acide. Août pourrait s’avérer pire.

    10 degrés de plus, 10 % de moins

    C’est un coup de massue. De quoi faire mal à la tête des professionnels du tourisme dans la région, comme on souffre d’une insolation, d’un coup de chaud et d’une douche froide : près de 10 % de baisse d’activité au mois de juillet ! L’effet du balancier ou des vases communicants aura été presque aussi ravageur que les feux en cette première partie d’été à l’est de l’Occitanie : la chaleur est montée de 10 degrés, les réservations touristiques ont chuté dans les mêmes proportions… Autour de 10 %.

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    Des maximales de 41,2 °C à Narbonne et 40,8 °C à Montpellier ont été enregistrées, soit 10 à 12 °C au-dessus des normales.

    Globalement, le volume de nuitées touristiques, tous modes d’hébergement confondus, enregistre une variation comprise entre – 3 % et – 6 % comparativement à juillet 2025 (-8 % pour les hébergements locatifs). La baisse s’explique par un recul de la clientèle française. La fréquentation des étrangers est stable par rapport à juillet 2025, assure Ad’Occ.

    Au filtre de Airbnb pour lire la chute

    Les données Airbnb par rapport à 2025 sont à ce titre très parlantes :- 9 % au mois de juin, – 8 % en juillet,-13 % envisagées en août et – 8 % en septembre (nuits réservées à date, par rapport aux mêmes mois de 2025). La variation dépend des destinations. La métropole de Montpellier est la plus en souffrance :-15 % en juillet, – 16 % en août et – 7 % en septembre.

    La montagne, où les températures sont plus clémentes, pâtit moins du choc thermique… Les Pyrénées résistent mieux, toujours au prisme de Airbnb, avec respectivement – 2 %,- 7 % et – 6 %. Et le Massif Central (englobant l’Aveyron et la Lozère) aussi : – 5 % en juillet,- 1 % en septembre, mais un mois d’août prévisionnel étonnamment beaucoup moins bon, avec – 12 %. Le littoral affiche un – 9 % en juillet et Airbnb prévoit – 14 % en août et – 8 % en septembre.

    Le moral en berne des professionnels

    - 9 %, c’est aussi le pourcentage à la baisse concernant l’enquête de satisfaction menée par l’agence régionale Ad’Occ et les organismes départementaux touristiques auprès des professionnels. En juillet 2026, ils étaient 41 % à se dire contents concernant la fréquentation, contre 50 % en 2025.

    Les restaurants et les campings sont les plus impactés, respectivement avec 32 et 38 % de satisfaits, autrement dit 68 et 62 % de mécontents !

    En comparaison, juillet 2025 avait été plutôt positif : 50 % des professionnels interrogés estimaient que leur niveau d’activité avait été supérieur ou équivalent à celui de juillet 2024, ce qui représentait une hausse de quatre points par rapport à 2024.

    La canicule plombe les chiffres

    La canicule est pour beaucoup dans cette descente aux enfers financière. Juillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais observé en France comme en Occitanie. "Ce record de chaleur a eu un impact sur la fréquentation touristique et l’activité des professionnels du secteur, insiste l’agence Ad’Occ. Les incendies, qui ont d’abord touché les Pyrénées-Orientales avant l’Aude, le Tarn et l’Hérault en début de mois, conjugués à une baisse du pouvoir d’achat, impacté par le prix des carburants, ont aussi contribué à une baisse de l’activité touristique."

    La psychose des incendies

    La hausse des degrés a rimé avec feux de forêt. Plusieurs départements ont été placés en alerte rouge au cours du mois de juillet. Les Pyrénées-Orientales ont été fortement touchés, à Trévillach et de Sainte-Marie-la-Mer à Canet-en-Roussillon.

    Dans cette dernière commune, 280 bungalows de camping ont été détruits et 1 700 vacanciers évacués en pleine saison. "Au-delà des lieux directement concernés, les professionnels interrogés dans le cadre de notre enquête de conjoncture indiquent que la forte médiatisation de ces épisodes a également joué défavorablement sur l’image des destinations et sur les intentions de séjour", précise Ad’Occ.

    Les Français sont moins partis en juillet

    Selon le dernier Observatoire Entreprises du voyage (EdV), les consommateurs français sont moins partis en vacances en juillet, avec – 5,6 % par rapport à juillet 2025 : – 7 % sur le sol français (la France reste la destination privilégiée pour ses ressortissants), – 21 % pour le Portugal, – 9 % pour l’Italie, – 39 % pour les États-Unis. L’Albanie explose (+ 288 %, un nouveau plan littoral et montagne en moyen-courrier pour pas trop cher), le Japon est tendance (+ 28 %) et l’Espagne, pas loin et pas très onéreuse, résiste, avec + 4 %.

    2026-08-08 06:00:03 +0000 UTC