"Ce n'est plus possible de voir fleurir ces violences": la Ville de Lyon va créer un fonds d'aide d'urgence aux victimes de violences sexistes et sexuelles

Publié aujourd'hui à 20h14

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Le maire écologiste de Lyon, Gregory Doucet, à l'Élysée, à Paris, le 4 juillet 2023

Le maire écologiste de Lyon, Gregory Doucet, à l'Élysée, à Paris, le 4 juillet 2023 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Ce jeudi 17 septembre, le maire de Lyon Grégory Doucet a annoncé créer un fonds d'aide d'urgence aux victimes de violence sexistes et sexuelles, quelques mois après la plainte pour viol contre un collaborateur de Jean-Michel Aulas.

Le maire de Lyon Grégory Doucet a annoncé jeudi la création d'un fonds d'aide d'urgence aux victimes de violences sexistes et sexuelles, lors d'une réunion des élus convoquée après la révélation d'une plainte pour viol contre un collaborateur de son rival aux municipales, Jean-Michel Aulas. "Ce n'est plus possible de voir fleurir ces violences", a déclaré l'écologiste à la presse en marge de cette "assemblée des élus".

"Il y a trop de faits, trop de crimes qui restent non seulement impunis mais tout simplement pas révélés, ça il faut que ça cesse", a-t-il martelé, rappelant qu'en 2023, 277.000 femmes ont déclaré un viol ou une agression sexuelle.

Un plan d'action en 2027

Pour les soutenir en cas d'urgence, la Ville entend créer un fonds municipal pour les aider à payer d'éventuels changements de serrure, nuits d'hôtel, déménagements, etc. et veut augmenter le nombre d'appartements mis à leur disposition pour les héberger.

Elle compte également étendre à l'ensemble des associations sollicitant des subventions municipales une condition qui s'applique depuis 2024 dans le secteur sportif: former au préalable les cadres de ces structures à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Ces mesures ne sont que le premier volet d'un plan d'action qui doit être défini d'ici à l'été 2027 par un groupe de travail réunissant des élus de plusieurs partis.

La réunion de jeudi avait été convoquée après la révélation, en juin, d'un scandale dans l'équipe de campagne de Jean-Michel Aulas: une jeune militante accuse le directeur de la communication de l'avoir violée par soumission chimique en janvier, ce que nie l'intéressé.

Un discours sur la "responsabilité" des élus

Si elle n'a porté plainte qu'en mai, la jeune femme avait prévenu l'ancien patron de l'Olympique lyonnais dès février, sans que le directeur de campagne ne soit écarté ou la justice saisie. Accusé d'avoir mal géré ce dossier, Jean-Michel Aulas s'était mis en retrait de son poste de conseiller municipal.

Jeudi, pour son retour à l'Hôtel de Ville, il a prononcé un discours sur "la responsabilité" des élus à "écouter" les dénonciations, et à "protéger" les victimes. "Parce que certains comportements ont longtemps été banalisés, tus ou excusés, nous devons aujourd'hui apprendre à mieux les identifier pour mieux y répondre", a-t-il ajouté, causant quelques remous parmi les conseillers municipaux.

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