Premier jour, nouveaux défis : dans les coulisses d’une rentrée en BTS

Actu

Les étudiants du BTS commerce international du lycée Ozenne à Toulouse participaient à leur réunion de pré-rentrée mardi 1er septembre après-midi. Une première journée de découverte des locaux, de la formation et des professeurs pour ces nouveaux venus dans l'enseignement supérieur.

Par Isabelle Fagotat

Publié le 3 septembre 2026

4 min

Achraf fait sa rentrée en BTS commerce international à Toulouse : "Ça va, je suis détendu, mais  un peu perdu quand même parce que je ne connais personne".
Achraf fait sa rentrée en BTS commerce international à Toulouse : "Ça va, je suis détendu, mais un peu perdu quand même parce que je ne connais personne".
© l'Etudiant

Mardi 1er septembre, 15h45. Les 75 étudiants admis en première année de BTS commerce international au lycée Ozenne à Toulouse (31) attendent que débute leur réunion de pré-rentrée. Sélectionnés parmi 4.427 candidats, ils sont issus de filières technologiques, professionnelles, ou générales, et se retrouvent côte à côte en cette première année d’études supérieures.

Impatience et appréhension

"Je suis contente parce que c’était mon premier vœu, mais j’appréhende quand même puisque ce sont de nouvelles études et que ce n’est pas vraiment pareil que le lycée", confie Maëlle qui a obtenu un bac général avec les spécialités mathématiques et SES.

Marieduarda aussi était en filière générale, en spécialité SES et AMC  : "C’est difficile de commencer dans un nouveau lycée, mais je suis motivée. Je suis impatiente de rencontrer les personnes de ma classe", explique-t-elle.

Achraf a, quant à lui, obtenu un bac STMG, option gestion et finance. "J’attends de voir le programme, les stages, de faire un tour du lycée… Ça va, je suis détendu, juste un peu perdu, parce que je ne connais personne", indique-t-il.

Découverte des lieux

16h. Les étudiants prennent place dans la salle de réunion. Pierre Laurens, le proviseur du lycée, prend la parole. "Vous venez d’intégrer un des meilleurs lycées de Toulouse. Nous avons décelé chez vous un potentiel de réussite. À vous de le transformer en réussite effective", rappelle-t-il.

C’est Vincent Lacouture, le directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques, qui prend le relais. Il insiste sur l’importance du stage de fin d’année qui doit être effectué à l’étranger pendant au moins quatre semaines.

"C’est une obligation pour avoir l’examen. On va très vite vous apprendre comment faire pour chercher votre stage, mais on attend de vous un travail important. La première chose à faire pour en trouver un, c’est d’activer votre réseau, vous en avez tous un, et d’en parler dès ce soir autour de vous", insiste-t-il.

Certains étudiants ont déjà leur petite idée. Achraf, dont le frère a suivi la formation, a pour projet de faire son stage au Japon. Lyna, qui était aussi en filière STMG, option mercatique (marketing), envisage quant à elle de le faire en Malaisie, où elle a des contacts. Elle est ravie d’intégrer la formation. "J’apprécie l’aspect international. J’aime voyager : je fais beaucoup de voyages humanitaires. Les profs ont l’air gentils. C'est clair, organisé. Les cours ont l’air d’être structurés, même si ça a l’air intense. Je pense que ça peut le faire !" dit-elle avec le sourire.

Matières générales et enseignements professionnels

Au programme, des disciplines générales : culture économique, juridique et managériale, culture générale et expression, et langues vivantes : anglais, espagnol et une LV3, facultative mais recommandée "car elle permet de valoriser le dossier pour l’examen et la poursuite d’études ou l’insertion professionnelle", soulignent les enseignants.

Les enseignements professionnels incluent le développement commercial international, la mise en œuvre des opérations internationales et les relations commerciales interculturelles. "Vous ne vous adresserez pas de la même façon à un revendeur japonais ou sud-africain. Vous devrez tenir compte des sujets que vous pourrez aborder ou pas, de l’importance du non-verbal, du ton de la voix", précise Marie-Hélène Cerles, enseignante en RCI et coordinatrice du BTS.

Des débouchés dans l’import-export

Des temps de rencontre sont aussi prévus avec des professionnels, avec les étudiants de deuxième année. Chaque promotion est par ailleurs parrainée par un expert du commerce international.

L’après-midi se termine par une visite des locaux. Maëlle est rassurée : "Ça a l’air très inspirant. Il y a des projets prévus en parallèle des cours et les professeurs ont l’air de nous accompagner dans nos démarches".

Si le BTS permet de déboucher sur des postes d’assistants et de gestionnaires dans l’import-export, nombreux sont les étudiants à envisager une poursuite d’études. Achraf souhaite poursuivre en troisième année de BUT techniques de commercialisation puis effectuer un master en business international. Quant à Maëlle, elle a pour projet de poursuivre à bac+5 et de travailler dans l’import-export.