«  Ce groupe doit se construire avec cette victoire » : la roue a tourné pour le Saint-Raphaël Var handball, victorieux de Cesson-Rennes

Les sourires étaient sincères, ce vendredi 9 octobre, lors du tour d’honneur des Raphaëlois pour saluer le public du palais des sports Krakowski. Les hommes de Benjamin Braux ont brisé leur spirale de cinq défaites consécutives en dominant Cesson-Rennes, 37-34.

« On galère depuis la prépa. La période est très dure mentalement. C’était un moment charnière, reconnaissait Jonathan Mapu. Cette victoire fait du bien. On a gagné avec la manière. »

Dans cette soirée qui sentait la poudre, le Saint-Raphaël Var handball a livré une copie à la hauteur de ses compétences. Menés de quatre buts en première mi-temps (8-12, 16e), il ne s’est pas affolé. Son entraîneur a tenté un jeu à 7 contre 6 en attaque salvateur puis Quinten Colman a égalisé juste avant la pause.

En seconde mi-temps, les Varois ont rapidement compté trois unités d’avance. Et quand le Castellan Martial Caïs, formé au club, a relancé les Bretons (25-24, 40e), personne ne s’est affolé.

Formé au SRVHB, Martial Caïs est de retour sur les terrains de Starligue sous les couleurs de Cesson-Rennes.

« Des victoires procurent plus d’émotion que d’autres, assurait Benjamin Braux, entraîneur. Il faut soulever toute l’abnégation des mecs. On a pris des risques et ça a payé. Je pense qu’on ne doit pas être frileux dans ce qu’on fait. Je veux que l’on arrête de parler du passé. Ce groupe doit se construire avec cette victoire. J’espère que c’est le début de l’aventure d’une équipe. Aujourd’hui (hier), c’est une nouvelle histoire. »

Quand la brèche ne s’ouvrait pas, le SRVHB a récupéré des jets de sept mètres. Pas moins de neuf ont été transformés par le sniper Marc Leyvigne, inarrêtable dans cet exercice.

D’autres signes ne trompent pas, comme la défense qui a célébré la moindre neutralisation.

Un rempart qui a permis à Alexandre Demaille de sortir des arrêts de classe dans les minutes décisives de la partie.

« Il y a quelques jours, on a essayé de remettre de l’ordre dans la défense, poursuivait le pivot. J’ai trouvé qu’il y avait une certaine symbiose. On prend plus de plaisir et on aide davantage les gardiens. Je retiens cet état d’esprit de combattants. »

Une défense retrouvée

Les retours, de Micke Brasseleur, même s’il a été dans l’ombre d’Illia Blyzniuk hier soir, et de Miguel Neves, ont métamorphosé l’effectif. « Mentalement, on sait qu’on peut y aller à fond, qu’il y a les rotations nécessaires pour tenir tout le match, ajoutait encore Mapu. Leur retour nous rassure. Quand on est au complet, on arrive à faire de belles choses. »

Le déplacement à Hammarby en Ligue européenne dès mardi pourrait confirmer ce renouveau.

Un seul couac est à noter au cours de cette rencontre  : le carton rouge à l’encontre de Benjamin Bataille. Sa deuxième exclusion en deux matchs.

L’arrière a défendu trop haut sur un duel avec le demi-centre Egon Hanusz (40e), le touchant au niveau de la gorge. Après visionnage vidéo, les arbitres ont brandi un carton rouge… puis un carton bleu synonyme d’un rapport détaillé à suivre.