Caméras de vidéosurveillance à l'école: la mère d'Elias, jeune poignardé à mort à Paris, estime que cette proposition est "irréaliste" et "n'apportera rien"
Caméras de vidéosurveillance à l'école: la mère d'Elias, jeune poignardé à mort à Paris, estime que cette proposition est "irréaliste" et "n'apportera rien"
Publié aujourd'hui à 08h26
Lire dans l'appLa mère d'un adolescent poignardé à mort en 2025 juge la proposition de Ségolène Royal d'installer "partout" des caméras de surveillance "irréaliste".
Une "belle parole" qui "n'apportera rien". La mère d'Elias, un adolescent de 14 ans tué d'un coup de machette par deux jeunes qui lui ont volé son téléphone portable en janvier 2025 à Paris, estime ce mercredi 2 septembre sur BFMTV que la proposition de Ségolène Royal d'installer des caméras de vidéosurveillance "partout" est "irréaliste".
"Poser des caméras un peu partout ça demande de creuser dans les trottoirs, mais il y a des câbles partout donc il y a des problèmes techniques et la deuxième chose c'est qu'il faut des personnes qui regardent ces caméras" avance Stéphanie Bonhomme.
Cette dernière indique avoir "longuement discuté" de cette proposition après l'agression mortelle de son fils avec l'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo, son adjoint en charge de la Sécurité et la sous-préfète.
"Ce ne sont pas des caméras qui vont dissuader des prédateurs"
"Vous pouvez regarder Elias qui se fait poignarder par une machette, le temps d'intervenir ça ne change rien" déplore-t-elle. "Je crois que c'est une belle parole mais concrètement c'est irréaliste matériellement et ça n'apportera rien, et ce ne sont pas des caméras qui vont dissuader des prédateurs ultraviolents".
Candidate à la primaire du PS et de Place publique en vue de l'élection présidentielle de 2027, Ségolène Royal a proposé ce mercredi sur le plateau de BFMTV-RMC l'installation de caméras "partout" où il y a "un accueil de public fragile", notamment dans les écoles, les crèches ou encore les Ehpad. Une proposition faite alors que le périscolaire parisien est secoué depuis plusieurs mois par des accusations de violences sexuelles, physiques et psychologiques.
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Selon elle, avec cette mesure "il n'y aurait plus de passage à l'acte". "Pourquoi ce n'est pas encore fait?", s'est-elle interrogée.
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