"Ça va faire bizarre" : Victor Wembanyama quitte les Bleus avec "de la frustration" pour retourner charbonner à San Antonio

Après la victoire de la France contre la Suède (84-69) dimanche à Stockholm en qualifications pour la Coupe du monde 2027, Victor Wembanyama a exprimé "une grande frustration" de devoir quitter les Bleus pour San Antonio et de ne les retrouver qu’à l’été 2027.

Wembanyama éprouve "une grande frustration" de quitter les Bleus Stockholm, 30 août 2026 (AFP) – Après la victoire des Bleus dimanche contre la Suède à Stockholm (84-69) en qualifications à la Coupe du monde 2027, le capitaine Victor Wembanyama a déclaré ressentir "une grande frustration" de ne plus revoir ses équipiers en équipe de France avant l’été prochain.

Vous avez été très maladroits sur vos tirs extérieur avant de rectifier le tir. Est-ce qu’il aurait fallu faire différemment et arrêter de shooter de loin à un moment ?

Maladroits, oui, mais moi je suis à 1 sur 1 (il éclate de rire). Je pense que cela montre juste notre jeunesse en tant que groupe. Le fait qu’on essaye de se chercher. Il y a eu pas mal, et c’est en partie par ma faute, de manque de clarté dans ce qu’on faisait. Parce que je faisais certaines choses sans forcément prévenir mes coéquipiers et sans forcément les mettre dans les meilleures conditions. Donc, ce n’est pas super pour mettre des tirs, après. Mais on a discuté à la mi-temps et les choses se sont améliorées. Ce n’est que le début, tout simplement. Ce sont des gars qui ont l’habitude de mettre dedans et qui n’ont pas été très adroits aujourd’hui. Ça arrive, et cela ne peut être que meilleur dans le futur.

Quel bilan tirez-vous de votre fenêtre internationale et de vos retrouvailles avec l’équipe de France avant de repartir pour de nouvelles aventures à San Antonio ?

C’était super. (Il y a eu) de la progression dans différents aspects, de mon côté. Cela m’a permis de passer pas mal de temps en France et en Europe. Donc c’est vraiment super. On avait un groupe vraiment top, on ne peut pas demander mieux. Et avec le coaching staff également. Ça restera un super souvenir.

"De la nostalgie, oui et non"

Il y a de la frustration de devoir quitter l’équipe de France et de ne la retrouver que dans un an ?

Oui, une grande frustration. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit autant, mais revoir ces gars que je connais depuis super longtemps, ça fait tellement de bien. Ça va faire bizarre de ne plus être avec eux. Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait l’équipe de France (JO-2024, ndlr). J'étais aussi (alors) dans un autre rôle. Je pense que j’ai pris de l’âge, mine de rien depuis. Je reviens apprécier les bonnes choses (sourires).

Vous souriez. C’est de la nostalgie, de la joie ?

Un petit peu, oui. Enfin de la nostalgie, oui et non. Cela n’enlève rien au fait que je suis quand même très excité de retrouver San Antonio et de me remettre au travail. Il n’y a aucun endroit comme là-bas pour bosser.

Comment garder, avec toutes les contraintes de la saison NBA, le bénéfice de ce que vous avez fait pendant cette fenêtre internationale ?

Il faut garder la connexion, suivre les résultats de mes coéquipiers, rester en contact avec le coach. Ça va, ce ne sera pas trop dur.