"Ça flippe", pas pour cette année à Tournai, mais son organisateur a déjà la responsabilité d'un autre événement
Le week-end du 15 août sera différent des cinq précédentes années. Cette fois, pas de flippers aux quatre coins du centre tournaisien. Exclusivement réservé à Tournai, l'événement "Ça flippe" avait rassemblé près de 8000 participants l'an dernier. Pour des raisons budgétaires, la Ville a choisi d'allouer l'enveloppe de 25 000€ au lancement du Beau Vélo de RAVeL début juillet. "C'est une déception, je ne vais pas le cacher. C'est un événement avec une valeur touristique et le concept plaît. Maintenant, je n'ai pas été mis devant le fait accompli. On m'a prévenu assez tôt et je comprends les impératifs financiers", indique Cédric Monnoye, l'organisateur, qui a l'impression que les billes des flippers devront être propulsées ailleurs. "Je ne sais pas si l'échevinat est partant pour une prochaine édition. Si c'est le cas, bien sûr, le concept reste pour la cité des cinq clochers. Sinon, il m'appartient de prospecter dans la région, voire dans le nord de la France. L'aventure pourrait se poursuivre ailleurs. Pour l'instant, rien n'est décidé".
Le Mouscronnois d'origine pourrait par exemple proposer "Ça flippe" dans la cité des Hurlus, là où il a assuré le succès de la fête nationale avec les Papi Jumper ainsi que des Caravanes aux chansons et où il sera également à la tête des Hurlus Berlus le 4 octobre. "(rires) C'est vrai que la ville est festive et que le patrimoine se développe. On n'en a pas encore discuté".
À l'orchestration de la Kermesse tournaisienne
En parallèle de ses restrictions budgétaires, la Ville de Tournai avait lancé il y a quelques mois un marché public de 50 000€ (2026-2027) pour repenser la scénographie de sa Kermesse. Et il y a de quoi lorsqu'on voit les chamailleries des associations participantes, voire la guerre des egos sur les réseaux sociaux !
La proposition de Cédric Monnoye a été retenue après l'appel d'offres. L'homme qui a aussi vu passer des milliers de visiteurs devant ses Statues en Marche précise que : "ce budget peut paraître étonnant pour certains, mais si le résultat est là – ça, c'est sur mes épaules – c'est un investissement pour de nombreuses années. Ce ne sera pas si facile avec le travail à réaliser".
Cédric a déjà eu plusieurs discussions avec les organisateurs. Le week-end des 11, 12 et 13 septembre, il sera présent à la Kermesse en tant qu'observateur avant de mettre réellement la main à la pâte l'année prochaine.
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