« C’était quitte ou double » : Martial Caïs de retour sur le parquet de Saint-Raphaël… sous d’autres couleurs
Après six saisons sous les couleurs de l’équipe phare du Saint-Raphaël Var handball, Martial Caïs avait fait ses adieux au palais des sports Krakowski, le 7 juin 2025.
Non conservé, il s’était exporté vers Povoa en première division portugaise.
« J’y suis allé avec l’envie de jouer un maximum, me montrer et mettre toutes les chances de mon côté pour revenir en France, raconte le Castellan. Le coach (Carlos Resende) m’a énormément appris. Il m’a fait confiance comme ailier et arrière. Je fais une grosse saison (29 matchs, 113 buts). » Un « quitte ou double » gagnant car il existe toujours des risques de s’enterrer dans un championnat étranger.
Le gaucher de 24 ans a découvert l’Andebol 1 remporté par le Sporting Portugal.
Avec Povoa, il termine 6e et rate de quelques points la dernière place européenne récupérée par le Maritimo Madère : « Tu te retrouves tous les week-ends avec des matchs indécis. Le championnat est dense. Le handball est moins technique mais ils ne lâchent rien. Les défenses sont plus étagées. Le jeu est plus direct, à l’instinct. »
« J’étais loin de tout »
Malgré cette saison singulière, le Varois décide de voguer de nouveaux horizons : « Je ne voulais pas retourner au Portugal. La vie là-bas a été compliquée. J’étais loin de tout. On jouait tous les samedis donc je ne pouvais pas rentrer dans le Var. Cela m’a donné un argument pour refaire les efforts. Je voulais voir autre chose. J’avais des offres à l’étranger. »
Au mois de juillet, son téléphone sonne. Son agent lui indique Cesson-Rennes est intéressé par son profil. Une place vient de se libérer dans l’effectif breton. L’ailier droit Théophile Caussé est mis en examen pour viol et violences conjugales. Le club résilie son contrat quelques semaines plus tard.
L’ancien Raphaëlois récupère la préparation estivale en cours de route : « J’ai foncé. J’étais resté affûté car je ne coupe quasiment jamais. J’ai gardé ma préparatrice physique sur Saint-Raph’. »
Depuis, le début de la saison, le minot du Brûlat n’a raté aucun match. Ce vendredi 9 octobre, devant sa famille, ses anciens coéquipiers et ses amis, il s’apprête à retrouver le terrain de ses débuts chez les professionnels. « C’est un sentiment particulier, décrit-il. J’ai toujours voulu revenir jouer contre mon club de cœur. J’ai hâte. »