« C’est un vivier de talents » : les meilleurs apprentis jardiniers paysagistes disputent leur finale à Gassin ce week-end du 12 et 13 septembre et c’est ouvert au public
Pousser l’excellence dans chaque détail, chercher la beauté, tendre vers la perfection. C’est la philosophie de cette épreuve qui se décline dans de multiples métiers de savoir-faire. À la pépinière Derbez, ce week-end du 12 et 13 septembre, les jeunes jardiniers paysagistes seront mis à l’honneur à travers la finale du concours national des Meilleurs Apprentis de France.
Pendant deux jours, 33 candidats âgés de 16 à 21 ans devront réaliser une composition sur un carré de 4 m2.
Un jury composé de Meilleurs Ouvriers de France et de professionnels du secteur jugera la qualité de leur travail pour attribuer à un ou plusieurs concurrents le titre prestigieux. Ils seront attentifs à l’esthétisme, au niveau technique, à l’organisation, à la propreté du chantier ou encore au sens du détail.
Rigueur et excellence
Les candidats devront réaliser leur jardin selon un plan identique. En plus de ces 7 h de travail manuel, ils auront des questions théoriques et une partie de reconnaissance des végétaux.
Un défi de taille pour les jeunes jardiniers mais aussi pour les équipes de Derbez, pour qui tout s’est accéléré en quelques semaines. « Le concours devait avoir lieu autre part mais il y a eu un problème d’organisation alors la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France nous a contactés pour l’accueillir. Cela faisait sens, c’est le cœur de notre métier et la transmission est l’une de nos valeurs », partage Noémie Pierné, assistante de direction.
Dans cette idée de diffusion, la société a invité plusieurs établissements de formation avec leurs élèves, comme l’École de la deuxième chance à Cogolin ou encore le Campus vert d’azur à Antibes dont un apprenti est inscrit au concours.
Former une nouvelle génération de talents
Depuis juin la pépinière se concentre sur ces deux jours, avec beaucoup d’éléments à préparer : trouver les partenaires pour se fournir en matériel et matériaux, se coordonner avec l’organisme national et surtout, depuis quelques jours, préparer le terrain d’exercice des concurrents.
Frédéric Faure, titré meilleur ouvrier de France en art des jardins en 2011, aujourd’hui dans les équipes de Derbez, fera partie du jury. Il aborde avec hâte ce concours hautement symbolique. « C’est un vivier de talents. Pour arriver en finale, il faut un haut niveau de compétences. Un titre au niveau départemental ou régional est déjà très bien et ouvre de nombreuses portes, salut le professionnel au col tricolore. L’objectif est qu’ils continuent après le concours et deviennent Meilleurs Ouvriers de France. Ceux qui ne réussiront pas cette année pourront s’entraîner, s’améliorer puis retenter leur chance. »
Impliquer le public
S’attarder devant une création, admirer un savoir-faire maîtrisé, comparer les différences. Le public pourra se régaler en observant les jeunes candidats à l’œuvre mais aussi se mettre dans la peau du jury.
Des pancartes avec un QR code seront disposées devant chaque carré. En le scannant, les observateurs pourront voter pour leur composition préférée, cette participation vaut aussi inscription à une tombola avec des lots mis en jeu par la pépinière.
En parallèle du concours, des Meilleurs Ouvriers de France de plusieurs domaines (céramiste, restaurateur de tapis, sculpteur sur bois, brodeuse, prothésiste…) seront présents pour échanger sur leur métier et effectuer des démonstrations. « C’est une belle vitrine de l’artisanat et le moment idéal pour les jeunes qui se posent des questions sur leur orientation, de découvrir un métier », invite Frédéric Faure.
Accès gratuit le 12 et 13 septembre de 9 h à 18 h.