« C'est nouveau pour moi » : Mamadou Coulibaly, le jeune milieu de terrain qui rayonne sur l'aile droite avec Monaco
Après une année blanche, marquée par deux blessures graves (*), Mamadou Coulibaly rattrape le temps perdu. À 22 ans, le jeune gaucher a fait partie, la saison dernière, des révélations issues de la Diagonale, le centre de formation monégasque, au même titre qu'Aladji Bamba. Comme ce dernier, le Parisien de naissance était un habitué des postes de récupérateur (numéro 6) ou de relayeur (8) en équipes de jeunes. Il lui est même arrivé d'évoluer en meneur, mais le couloir droit n'était pas vraiment le secteur dans lequel il se projetait pour la suite de sa carrière.
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(*) Il s'est fait une rupture du ligament croisé d'un genou lors de son premier match en Ligue 1, en mai 2024, puis une entorse d'un genou l'hiver suivant.
Si Bamba a quitté le Rocher pour Newcastle, Filipe Luis ne compte pas pour autant recentrer Coulibaly. Non, c'est sur le côté que le nouvel entraîneur de l'ASM le voit le mieux s'exprimer. En attendant que se décante peut-être enfin l'arrivée de Farès Ghedjemis (Frosinone), l'option prioritaire, Coulibaly s'est imposé comme la solution la plus naturelle.
Ce fut le cas dimanche, au Havre (1-0), puis ce jeudi soir, face au Gornik Zabrze. Il ne découvre pas totalement le poste, puisque Sébastien Pocognoli l'a parfois décalé à droite la saison dernière, notamment chez le Paris FC (1-4), et que Gérald Baticle lui a offert ses premières sélections en équipe de France Espoirs dans ce rôle, mais cette fois, il est question qu'il s'y projette.
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« Il faut que je travaille plus la provocation, comme un ailier classique »
Mamadou Coulibaly, nouvellement utilisé comme arrière droit
« Vous savez, c'est tout nouveau pour moi, a souligné Coulibaly, jeudi soir après la qualification en Ligue Conférence(4-1, 3-2 à l'aller). Il y a des choses à améliorer, bien sûr, mais je dirais que je prends mieux la profondeur et que je suis mieux dos au jeu aussi. Il faut que je travaille plus la provocation, comme un ailier classique. »
L'analyse est juste, mais elle ne dit pas tout le travail réalisé face aux Polonais, qu'il a largement contribué à déstabiliser. L'ASM avait ciblé son couloir comme la zone de faiblesse du Gornik, alors Filipe Luis a donné de la voix pour redonner ses consignes à ses joueurs. Notamment à Coulibaly, tout proche de son banc, qu'il a rappelé à l'ordre sur une action où le milieu a semblé un brin désinvolte.
Filipe Luis l'a à l'oeil
« J'ai eu l'impression qu'il baissait un peu en intensité en première période, a relevé Filipe Luis au sujet de son numéro 28. Il avait beaucoup de choses à faire, porter le ballon, attaquer l'espace, venir couvrir, défendre... Puis il a marqué. » Confronté à un angle bouché sur son pied fort, Coulibaly a eu la finesse d'esprit de se mettre sur le droit avant de décocher une frappe sèche (43e). Bingo. Et c'était sa deuxième action décisive de la soirée, après sa passe pour Paris Brunner sur le premier but (30e).
Filipe Luis est exigeant à l'égard de son jeune milieu, perçu en interne comme l'un des joueurs qui a le plus à apporter cette saison - et peut-être aussi comme l'une des prochaines belles ventes du club l'été prochain. « Je le prends bien parce que plus un coach me parle, plus je sais que je prends de l'importance, en a souri Coulibaly, au micro de Ligue 1+. Je sais qu'il veut que je devienne un top joueur, je vais écouter ses conseils et il va falloir que j'applique ce qu'il me demande. »
Face au Gornik, il a aussi remporté quasiment tous ses duels (10 sur 11) et réussi tous ses tacles (3 sur 3) avant de sortir peu après à l'heure de jeu, préservé avant la réception de l'OM, dimanche. On comprend mieux aussi pourquoi Monaco cherchera à le prolonger (il est sous contrat jusqu'en 2028) sitôt le mercato terminé.