"C'est la bande-son des blocus": d'où vient "No Title", le morceau devenu viral sur les réseaux sociaux grâce au mouvement lycéen?
D'une durée de 3 minutes et 20 secondes, la musique créée pour les besoins d'un court-métrage du youtubeur Cyprien Iov est aujourd'hui utilisée par les nombreux lycéens sur les réseaux sociaux afin d'illustrer leurs actions.
Utilisée dans plus de 100.000 publications sur Tiktok et Instagram, une musique est devenue virale sur les réseaux sociaux. Elle sert de fond sonore aux vidéos relatant les actions des lycéens. Rapidement décrite comme "la bande-son des blocus", elle est en fait issue d'un court-métrage du youtubeur Cyprien, daté de janvier 2015.
Le morceau est signé Nodey, producteur franco-vietnamien évoluant dans le milieu de la publicité. Il est présent à la fin de Technophobe, une vidéo de 11 minutes, qui suit les pérégrinations d'un jeune homme devenant allergique aux nouvelles technologies. La morale de l'histoire, c'est que l'on peut s'en passer, et le morceau, qui se nomme "No Title", vient rythmer cette découverte.
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"L'hymne de la génération Z"?
Le média spécialisé Lyrics Spacee explique cet engouement retrouvé par "le choix d'un son de leur enfance", alors que la vidéo de Cyprien Iov cumule près de 45 millions de vues en onze ans. La musique est d'ailleurs très vite devenue "le son des blocus lycéens".
No Title est même décrite comme "l'hymne de la génération Z" par ceux qui l'utilisent, et qui revendiquent aujourd'hui plus de moyens dans les établissements scolaires. Dans les vidéos qui utilisent le morceau, on voit des manifestations, des blocus, des rassemblements pacifistes. No Title est donc devenu une sorte d'hymne pour un mouvement qui n'a pas encore fait réagir Cyprien Iov, alors que son ex-acolyte, Squeezie, avait témoigné de son soutien envers le mouvement lycéen.
Sans doute bien renseigner, Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle pour la France Insoumise, a également utilisé le morceau pour apporter son soutien aux lycéens.
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Depuis le début de la mobilisation, les réseaux sociaux sont au cœur de la communication lycéenne. Ils servent à raconter à la fois les blocus et les manifestations, à montrer les actions de la police, à contester les propos politiques, mais également à s'organiser pour la suite.
Face aux violences, qui ont émaillé certains rassemblements, l'idée d'un blocage des plateformes a été évoquée par certains politiques, mais la jurisprudence en la matière ne le permet pas, une interdiction doit en effet apporter une réponse proportionnelle à une menace, par exemple. Ce qui ne serait pas du tout le cas en l'occurrence.
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