Buxy. « Envoyer des enfants en difficulté dans des classes surchargées, c’est l’idée du siècle ! »

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Une quinzaine de parents d’élèves du collège La Varandaine se sont réunis en association afin de dénoncer les effectifs trop élevés en 6e et en 4e à la rentrée, d’autant plus que l’établissement ouvre un dispositif Ulis pour les élèves en situation de handicap.

Emmanuelle Viresolvit -

Aujourd’hui à 19:00 | mis à jour aujourd’hui à 19:10

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Ibtisame Oudrhiri, Magali Dothal et Julien Maupoux et sa fille Laura regrettent qu’aucune ouverture de classe ne soit envisagée à la rentrée.  Photo Emmanuelle Viresolvit
Ibtisame Oudrhiri, Magali Dothal et Julien Maupoux et sa fille Laura regrettent qu’aucune ouverture de classe ne soit envisagée à la rentrée.  Photo Emmanuelle Viresolvit

Les parents d’élèves du collège La Varandaine, à Buxy, sont inquiets. Dès la fin juin, ils se sont constitués en collectif, puis en association. « On a voulu une ouverture de classe et cela nous a été refusé, explique Magali Dothal, mère d’une élève et élue au conseil d’administration du collège. Un courrier de la Dasen [direction académique des services de l‘Éducation nationale, NDLR] en juillet nous a dit que cela ne changerait pas. »

Une classe Ulis ouverte

Les effectifs pour la rentrée sont légèrement en baisse. En 4e, 93 élèves sont attendus, répartis en trois classes, soit 31 élèves par classe (ils étaient répartis en quatre classes l’année scolaire dernière). En 6e, 86 élèves feront leur rentrée dans trois classes, avec là aussi des effectifs à 29 et 30 élèves. « On ne s’est pas alarmé plus tôt. On était persuadé d’avoir quatre classes de 4e. Jusqu’à mi-juin, ils étaient 95 et, en une semaine, quatre élèves sont partis en Maison familiale rurale ou en classe sportive… » Le seuil des 93 élèves ayant été franchi, l’Éducation nationale a décidé de fermer une classe pour ce niveau. « Ils nous ont dit que même s’il y avait des inscriptions dans l’été, ils les refuseraient, même si c’est le collège de secteur. »

Le collège La Varandaine accueillera une classe Ulis à la rentrée en 6e.   Photo Emmanuelle Viresolvit

Le collège La Varandaine accueillera une classe Ulis à la rentrée en 6e.   Photo Emmanuelle Viresolvit

Particularité de cette rentrée, une section Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire) sera ouverte. « Quatre élèves Ulis seront en 6e », indique Ibtisame Oudrhiri. Ces élèves en difficulté bénéficieront d’un accompagnant personnel et suivront certains cours avec les autres et d’autres dans leur Ulis, ouverte pour cette rentrée. « Dans la classe, il y a aussi des élèves qui ont des AESH [accompagnants d‘élèves en situation de handicap, NDLR]. » En situation de handicap, ils bénéficient d’un accompagnant au quotidien, sans être en Ulis.

De petites salles

« Des fois, il y a deux AESH par classe, donc ça fait monter à 33 le nombre de personnes dans la salle », s’inquiètent-elles, rejointe par Julien Maupoux, parent élu au conseil d’administration : « Envoyer des enfants en difficulté dans des classes surchargées, c’est l’idée du siècle ! » Avec en plus les fortes températures dans des classes « pas très grandes, c’est la particularité de notre collège », le quotidien devient difficile, que ce soit pour les élèves ou les professeurs.

Les parents, lors d’une réunion, en juillet, dans une salle petite. Photo fournie par les parents

Les parents, lors d’une réunion, en juillet, dans une salle petite. Photo fournie par les parents

La direction départementale rappelle que « le repère utilisé depuis plusieurs rentrées est l’effectif maximal de 31 élèves par classe ». Cette donnée est ajustée en fonction de l’indice de position sociale du collège, pour des collèges en éducation prioritaire par exemple. Ce qui n’est pas le cas à Buxy. « Concernant l’ouverture d’un dispositif Ulis, cette décision répond à un besoin particulièrement important sur le secteur du Chalonnais. Cette ouverture permet de désengorger le secteur et contribue à l’enrichissement du maillage départemental d’accompagnement des élèves en situation de handicap. »

« C’est bien de faire de l’inclusion, mais les autres élèves en pâtissent », commente Magali Dothal. « Ceux qui suivent suivront et les autres décrocheront », regrette Julien Maupoux. Le collectif réfléchit à des actions pour obtenir gain de cause.

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