"Bugarach" à Montpellier : pour installer le décor d’une série télé, "il faut une grande équipe, qui travaille dans l’ombre"

Dans les coulisses de "Bugarach" (4/4). Après avoir tourné dans les studios de Vendargues, les équipes de Bugarach investissent le Corum de Montpellier. Mais comment transforme-t-on un simple espace en décor de science-fiction ? Élément de réponse avec Thibault Pinto et les techniciens de la saison 2 de "Bugarach", la série de science-fiction de France TV.

C’est la première fois qu’il dirige sa troupe ici. Mais oubliez les instruments à cordes, la baguette et le pupitre : Thibault Pinto est un chef d’orchestre d’un tout autre genre… Il mène sa troupe, une dizaine de gaillards, chargés d’installer, pièce après pièce, un décor de science-fiction. Pendant une semaine, les acteurs de Bugarach, le feuilleton de science-fiction de France Télévisions, ont pris possession du sous-sol du Corum, à Montpellier (Hérault). Enfin… Pour l’instant, ceux qui tiennent véritablement les premiers rôles, ce sont eux : "les constructeurs, les peintres, les accessoiristes, les électriciens… Bref, toute une grande équipe qui travaille dans l’ombre", sourit Thibault Pinto, l’architecte sétois à l’origine de ces décors.

Un parking transformé en décor de science-fiction

Dans la pénombre, sous la chaleur soufflée par les bouches d’aération, des bureaux s’alignent à perte de vue. Dessus ? Des écrans, des carnets, des souris. Sur les écrans d’ordinateur justement, des lignes de code défilent. À première vue, on se croirait dans le centre de contrôle d’un bunker futuriste. Mais ici, tout est faux. Ou presque. "On a tout installé. Sur les écrans des ordinateurs, par exemple, ce sont des animations que l’on a créées. Là, on a des lignes de code. Sur d’autres, comme les tablettes là-bas, on peut voir les empreintes digitales des personnages", détaille Audrey Combes-Laget.

La quadragénaire, chargée de la régie extérieure, a pour mission de donner vie aux ordinateurs. Des éléments centraux dans un décor de science-fiction. Audrey Combes-Laget passe alors d’un écran à l’autre, trifouille et vérifie les animations, en lance d’autres. "C’est l’accessoiriste qui prendra le relais, qui les animera pendant le tournage", explique-t-elle. Intéressant. Midi Libre aurait encore quelques questions à lui poser. Mais impossible. Ici, il y a une trentaine d’écrans à animer et le temps presse.
Moins de 48 heures pour tout installer.

"L’élément de décor le plus important"

"Le tournage débute mardi midi", rappelle Olivier Compère, le producteur de la série. Nous sommes lundi. Il est à peine 20 heures. Et pourtant, le sous-sol du Corum est déjà en pleine ébullition. Les scies sauteuses et les perceuses vrombissent. Les caisses de matériel s’ouvrent les unes après les autres. Chacun connaît sa mission et s’active dans un ballet parfaitement rodé. S’il y a un doute sur une structure ou un élément de décor ? Il y a des antisèches… Plusieurs plans et croquis ont été imprimés et scotchés sur les murs.

Marcello Urbina Alarcon n’en a pas besoin, il sait ce qu’il doit faire. Au bout d’un quai de déchargement, le technicien s’affaire autour d’une imposante structure en bois. Il assemble et peaufine l’armature. Mais qu’est-ce que c’est que cette structure ? "Je ne peux pas vous le dire. C’est une pièce… L’élément de décor le plus important". Ah. Midi Libre prend donc part au suspense.

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"On veut que notre décor soit réaliste et qu’il donne un effet waouh", sourit Thibault Pinto. C’est réussi, on ne reconnaît plus ce parking, là où s’entassent d’habitude voitures et poids lourds. On voudrait décrire davantage ce décor futuriste… "Mais il faut garder un effet de surprise pour les téléspectateurs”, sourit Olivier Compère, le producteur de la série. C’est noté. Pour découvrir tous ces décors, rendez-vous début 2027 sur France Télévisions.