Pas de « gel » du barème de l’impôt sur le revenu dans le budget 2027
20 Minutes avec AFP
Publié le 14/09/2026 à 08h10 • Mis à jour le 14/09/2026 à 08h35
Pas de gel fiscal en vue. Le gouvernement va proposer d’indexer entièrement le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, a annoncé dimanche sa porte-parole Maud Bregeon. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait promis qu’il n’y aurait « pas d’impôt nouveau » dans le budget 2027.
« Nous proposerons l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation complète, pas en partie. Il est hors de question de geler ce qu’on appelle le barème », a déclaré Maud Bregeon sur BFMTV. Un gel entraînerait « mécaniquement une hausse d’impôts pour l’ensemble des Français », a-t-elle expliqué, sans préciser le coût de l’indexation complète. Ne pas geler le barème pourrait même provoquer « une petite baisse d’impôt », puisque les seuils des différentes tranches seraient légèrement relevés en fonction de l’inflation, a ajouté la porte-parole.
A la recherche de 30 milliards
L’exécutif reste toutefois à la recherche de 30 milliards d’euros d’économies pour réduire le déficit et la dette publics. Il envisage notamment de mettre à contribution les retraités à hauteur de 6 milliards d’euros. Mais « les retraités ne porteront pas l’effort central de ce budget », a assuré Maud Bregeon. « Aucun retraité ne verra évidemment sa pension diminuer » et « les retraités les plus modestes [seront] évidemment principalement préservés », a-t-elle ajouté.
Avec les députés, qui débattront du projet de budget à partir d’octobre, « on va se poser la question de la répartition de l’effort », a-t-elle poursuivi. Le ministre des Comptes publics David Amiel avait affirmé vendredi qu’il faudrait choisir entre l’indexation des pensions sur l’inflation et le maintien de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités.
Un potentiel accord avec le RN
Interrogée sur la possibilité d’un accord de non-censure avec le Rassemblement national, après celui conclu avec les socialistes l’an dernier, Maud Bregeon a assuré que le gouvernement était « ouvert à discuter avec tous les parlementaires » et n’avait pas l’intention de « trier les élus ». Mais « il n’y aura pas de négociations de couloir ». Il y aura « une discussion démocratique au Parlement » et « on verra qui vote quoi », a-t-elle affirmé.
La cheffe des députés RN Marine Le Pen a semblé ouvrir la porte au budget en déclarant samedi préférer l’adoption d’un budget, même « imparfait », cet automne, tout en fixant plusieurs lignes rouges.