Blocage des lycées : d’où sortent les 3000 professeurs remplaçants annoncés en urgence par le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray ?

l'essentiel Alors que la situation est jugée critique par Édouard Geffray dans plus de 500 lycées, le ministre a annoncé, jeudi 8 octobre, le déploiement de 3000 professeurs remplaçants. Pour ce faire, l'Éducation nationale fait appel aux professeurs titulaires sur zone de remplacement (TZR). Mais d'où sortent ces enseignants mobilisés du jour au lendemain ? Explications.

Face à une situation jugée critique dans plus de 500 lycées et aux violences urbaines en marge des rassemblements, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé jeudi 8 octobre l’arrivée rapide de 3000 professeurs remplaçants jusqu'ici payés mais sans travailler.

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Invité du journal de TF1, le ministre a précisé que ces enseignants rejoindront "dans les heures et les jours qui viennent" les établissements en situation critique, soit "114 lycées rouges et 400 oranges". Pour compléter ce dispositif, "plusieurs centaines de milliers d’heures supplémentaires" seront mises à disposition des proviseurs pour assurer des remplacements de courte durée par des enseignants volontaires. Ce plan représente un coût de "plusieurs dizaines de millions d’euros". Mais comment l’Éducation nationale parvient-elle à sortir du placard ces 3 000 enseignants du jour au lendemain ?

? ? #LE20H de @TF1 avec @GillesBouleau ?️ "Dans les prochaines heures, 3.000 professeurs remplaçants vont rejoindre" les établissements touchés par une pénurie, annonce Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale https://t.co/Zx4rRiXGZg

— TF1Info (@TF1Info) October 8, 2026

Des professeurs remplaçants affectés à une zone géographique

Ces professeurs sont en réalité des Titulaires sur Zone de Remplacement (TZR). Ce sont des enseignants fonctionnaires qui ne possèdent pas de poste fixe dans un lycée précis, mais qui sont affectés à une zone géographique pour effectuer des remplacements. Bien qu'ils ne soient pas toujours devant des élèves, ils sont rémunérés toute l'année et restent rattachés administrativement et financièrement à un établissement siège.

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Concrètement, ces personnels réalisent deux types de missions : des affectations à l’année (AFA) pour des postes vacants, ou des suppléances (SUP) pour remplacer des absences temporaires. Ce sont les TZR sans affectation au moment des annonces qui sont actuellement mobilisés pour faire face aux blocages.

Une plateforme de concertation en ligne

Sur le plan administratif, leur déploiement nécessite un arrêté rectoral officiel (ordre de mission) et ne peut pas se faire par un simple appel du chef d’établissement. Lorsqu'ils interviennent hors de leur établissement de rattachement, ces enseignants perçoivent une Indemnité de Sujétion Spéciale de Remplacement (ISSR), calculée selon la distance parcourue. Ils conservent par ailleurs les mêmes droits que l'ensemble des professeurs titulaires.

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Par ailleurs, le ministre a de nouveau évoqué la plateforme de concertation mise en ligne lundi soir, qui permet aux lycéens de faire part de "toutes leurs demandes" et "de leurs inquiétudes", et dont les contributions pourront nourrir le projet de budget. "Le gouvernement déposera des amendements au projet de loi de finances pour 2027 pour traduire certaines propositions des lycéens en mesures concrètes, notamment sur les remplacements", a aussi déclaré Sébastien Lecornu sur X.