Bâtiment, secteur marchand, industrie… Les couleurs de l’économie estivale en Normandie
Les chiffres publiés par la Banque de France à la mi-août 2026 montre que l’économie normande résiste, portée par l’industrie et les services, tandis que le bâtiment affiche une baisse de production.
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Si la Normandie, et une très grande partie de la France, a enchaîné les coups de chaud, l’économie en région, elle, ne s’est pas mise dans le rouge.
Dans son rapport mensuel, portant sur le mois de juillet 2026, l’antenne régionale de la Banque de France fait le point sur les différents secteurs et note un début d’été plutôt résilient en Normandie alors que le contexte international, entre guerres et crises climatiques, laissait craindre un tassement. « L’activité progresse à un rythme modéré », note l’organisme.
Compliqué pour le bâtiment
Ce sont surtout l’industrie et les services marchands qui tirent la barque, les deux secteurs performants (un peu) plus que dans le reste de la France.
Dans le premier domaine, « la production industrielle augmente modérément dans les branches liées aux investissements technologiques, énergétiques et de défense » ; suffisamment pour compenser les mauvais indicateurs « dans l’industrie automobile, la métallurgie et les produits laitiers ». Dans le second, « la réparation automobile, l’hébergement et l’édition, notamment de logiciels » permettent d’afficher une courbe légèrement orientée vers le haut.
Côté industrie, en revanche, ce n’est pas la chute, mais « le ralentissement des services était largement attendu ». Quant au bâtiment, « la production recule dans le gros comme le second œuvre. Les prix des devis sont en hausse, de manière plus marquée dans le gros œuvre ».
Du positif et des incertitudes
Pas de quoi sauter au plafond, d’autant que, dans l’industrie, « les carnets de commandes restent toutefois à peine au-dessus des attentes des dirigeants » et que, hors « filières bois et viande, les prix des matières premières continuent d’augmenter ». Mais suffisant pour espérer une hausse du produit intérieur brut de 2 % « au troisième trimestre ».
Reste tout de même plusieurs inconnues. Tel l’impact réel des conditions climatiques (passées et à venir) ou les évolutions de la situation, toujours aussi sensible et incertaine au Moyen Orient.
Sur la base d’extrapolations, la Banque de France en Normandie prévoit une progression de l’activité, en août, « dans l’industrie et le bâtiment » et une contraction « dans les services marchands ». Rendez-vous en septembre.
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