Barrages artisanaux, obstacles sur des cours d’eau bretons… La préfecture dénonce des actes illégaux
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Alors que la sécheresse sévit, la préfecture de Bretagne s’indigne de la multiplication de barrages artisanaux et d’obstacles sur bien des cours d’eau. Elle rappelle que la pratique, illégale, est passible de prison.
N’est pas castor qui veut. En Bretagne, cet été, les mini-barrages artificiels faits d’obstacles en pierre et branchages, se multiplient sur des cours d’eau, malgré la sécheresse. Suspectée de servir à des fins de loisir (création de petites zones de baignade), la pratique reste pourtant illégale, tonne la préfecture de Bretagne dans un communiqué, rappelant qu’ils contreviennent au libre écoulement de l’eau.
Ces retenues artificielles peuvent coûter cher aux auteurs de ces faits. Une telle infraction au Code de l’environnement les expose en effet à une amende immédiate allant jusqu’à 1 500 €, assortie de l’obligation de remettre le site en état à ses frais. Les dégradations ou installations les plus volumineuses, considérées comme un délit, peuvent même être punies de deux ans de prison et de 100 000 € d’amende.
Le suivi de sécheresse faussé
Réduire ou stopper le débit des rivières de manière incontrôlée fragilise voire met en danger tout un équilibre écologique. Variations de température, prolifération d’algues, baisse d’oxygénation ou altération de la dynamique des sédiments… Les risques, nombreux, sont majeurs pour la faune et la flore aquatique.
La préfecture rappelle par ailleurs que les obstacles artificiels ont la fâcheuse tendance à fausser les mesures de son réseau de 140 stations de mesure dans la région, pourtant essentielles dans l’évaluation des hauteurs d’eau et dans la quantification du niveau de sécheresse local. Des données fiables donnent pourtant aux agents de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement l’information adéquate avant toute prise de décision dans la gestion de la ressource en eau. C’est grâce à cela que les préfets décident ou non d’en limiter les prélèvements.
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