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  • 2026-07-23 11:13:30 +0000 UTC

    Jul 23, 2026

    Bad Bunny a illuminé le stade Roi Baudouin pour clôturer sa tournée européenne: "C'est le concert de ma vie" (photos)

    "C'est le concert de ma vie. J'ai raté Michael Jackson, et Madonna à son prime, je ne pouvais pas rater Bad Bunny." Si cette phrase semble légèrement exagérée en termes de comparaison, pour la communauté latino à travers le monde, elle ne l'est certainement pas. Bad Bunny est devenu une icône culturelle.

    Des drapeaux de tout le continent sud-américain flottent dans les travées du stade Roi Baudouin, comme si tous les hispanophones de Belgique s'étaient réunis en ce lieu, prêts à communier ensemble.

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    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale « DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour » à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026
    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale "DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour" à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026 ©Ennio Cameriere

    Il faut dire que les concerts de Bad Bunny faisaient partie des événements à ne pas manquer cet été en Europe. L'artiste arrivait avec une armada de musiciens et de danseurs pour cette dernière date de sa tournée mondiale. "Quand on m'a dit que cette tournée se terminerait en Belgique, je n'ai pas compris", avoue-t-il au public après son entrée. "Maintenant, je comprends mieux", ajoute-t-il en observant la foule survoltée.

    La question qu'on se posait en entrant dans l'enceinte, c'est comment allait-il reconstituer l'ambiance vibrante de Porto Rico dans un stade, à des milliers de kilomètres de l'île antillaise. La réponse est venue en trois actes, et trois ambiances distinctes.

    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale « DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour » à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026
    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale "DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour" à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026 ©Ennio Cameriere

    Une première partie émouvante

    Le show débute sur la grande scène où Bad Bunny, apparaît dans un élégant costume crème, entouré de LoS SOBRiNOS, un ensemble de jeunes musiciens originaires de Porto Rico, emmené par l'incroyable percussionniste et directeur musical Julito Gastón. Ici, place à la musique. Les solos de claviers, congas, tambours traditionnels afro-portoricains, et cuatro (une petite guitare traditionnelle) s'enchaînent avec virtuosité.

    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale « DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour » à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026
    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale "DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour" à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026 ©Ennio Cameriere

    Quand on entend les premières notes du tube "Alors on danse" de Stromae, on se met à rêver quelques secondes de voir la star belge entrer sur scène. Mais non. L'ambiance nous transporte dans les rues de Porto Rico, où toutes les générations s'unissent autour des rythmes de salsa, de plena et de bomba. Bad Bunny navigue entre ses musiciens et interprète les titres les plus traditionnels de DtMF. Sur scène, l'émotion de cette fin de tournée est palpable, notamment quand le groupe portoricain Chuwi vient interpréter "WELTiTA". Cette première partie se conclut dans une explosion de cris enflammés grâce à l'enchaînement imparable de "Baile Inolvidable" et "NuevaYol". Puis, tous les regards se tournent vers la casita.

    Thibaut Courtois et Charlotte de Witte dans le stade

    Une question brûle toutes les lèvres: y aura-t-il une célébrité dans la "casita" de Bad Bunny au stade Roi Baudouin ? Cette scène secondaire en forme de petite maison portoricaine rose est directement inspirée d'une vraie bâtisse d'Humacao, une localité de l'est de Porto Rico marquée par une longue histoire de résistance anticoloniale. C'est là qu'a été tourné le court-métrage accompagnant la sortie de l'album DeBÍ TiRAR MáS FOToS. Si elle symbolise les racines, la nostalgie et l'ambiance chaleureuse des fêtes de quartier, elle est devenue un événement dans l'événement.

    Lors de cette tournée, cet espace intimiste se transforme en un carré VIP où célébrités et fans soigneusement choisis se côtoient. On a pu y apercevoir Javier Bardem, Penélope Cruz, Kylian Mbappé, DJ Snake, Lamine Yamal, et bien d'autres. Mais les critères de sélection font débat sur les réseaux sociaux, certains reprochant au recruteur, Jeremy Villanueva, de toujours privilégier les mêmes profils (des jeunes femmes minces aux cheveux lisses, plutôt légèrement vêtues et faussement nonchalantes) au point que le public exprime son mécontentement, estimant que la sélection n'est pas en adéquation avec cette petite maison anticoloniale et les combats de l'artiste qui prône l'inclusivité et le féminisme.

    Alors à Bruxelles, qu'en était-il? Eh bien, aucune star à l'horizon. On a bien vu quelques personnalités dans les gradins (Thibaut Courtois, Charlotte de Witte) mais la casita, hier soir, appartenait aux fans, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans un certain standard de beauté, minces, sexy, musclés. Malgré les critiques, la sélection n'aura pas beaucoup évolué.

    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale « DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour » à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026
    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale "DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour" à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026 ©Ennio Cameriere

    Une ambiance électrique

    C'est sur cette seconde scène que l'essentiel du spectacle s'est déroulé. Bienvenue dans les soirées torrides de San Juan, où le reggaeton est roi. Bad Bunny troque son costume élégant contre un ensemble short et veste de sport, casquette vissée sur la tête. Une vingtaine de danseurs s'adonnent au perreo, cette danse très sensuelle et provocante, indissociable des fêtes de la jeunesse portoricaine. L'ambiance est électrique quand les premières notes de "Tití me preguntó" sonnent dans le stade.

    Si cette partie du spectacle s'avère à de nombreux moments galvanisante, elle offre également son lot de moments émouvants et parfois, une certaine lassitude. L'artiste est ici très proche de son public. C'était d'ailleurs sans doute le meilleur spot pour l'apercevoir de près. Benito serre des mains et enlace des fans en larmes. C'est génial pour ceux qui sont tout proches mais dans les gradins, certains trouvent le temps un peu long.

    Des invités surprises

    Pour insuffler encore davantage de l'esprit portoricain, Bad Bunny s'est entouré d'artistes locaux avec lesquels il a collaboré par le passé. La surprise la plus marquante fut sans doute l'arrivée du duo Jowell & Randy, l'un des groupes les plus influents du reggaeton, pour interpréter "Safaera" et "Viva el Perreo". Dans la foule, tout le monde danse et chante. Ici, c'est presque le public qui fait le show. Les bras se lèvent et s'agitent, les gens dansent. Bad Bunny a disparu mais qu'importe. Ce n'est pas ça le plus important.

    Mais le moment le plus fort est certainement quand le groupe de musique traditionnelle portoricain Los Pleneros de la Cresta apparaît pour interpréter "Café con Ron". À nouveau, nous sommes transportés. Des centaines de drapeaux des pays sud-américains se déploient dans la foule. "Café le matin, rhum l'après-midi/On est dans la rue, sors sur ton balcon", dit la chanson au rythme du güiro et des panderos. Efficace et irrésistible.

    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale « DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour » à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026
    Sous le soleil d'été, le Stade Roi Baudouin a vibré une dernière fois au rythme de Bad Bunny, qui a conclu sa tournée mondiale "DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour" à Bruxelles lors d'une soirée aussi festive qu'inoubliable, le 22 juillet 2026 ©Ennio Cameriere

    Un spectacle à dimension humaine

    Ce qui est génial, c'est de constater la puissance de la musique de Bad Bunny. Il y a quelque chose de salvateur dans cette communion de milliers de personnes. Là où les concerts dans les stades sont devenus monnaie courante pour les stars internationales, avec ce côté très orchestré, qui ne laisse à aucune place à l'improvisation, l'artiste a réussi le tour de force d'amener une dimension humaine à son spectacle, en tissant un lien entre la tradition et la modernité et entre les individus.

    Comme il le dit lui-même: "Il faut profiter des choses simples de la vie, comme danser, sauter, transpirer, rire". Un mantra que le public adopte immédiatement, entonnant à l'issue du spectacle le tube "Debí Tirar Más Fotos" en quittant le stade.

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