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    Jul 20, 2026

    Aux États-Unis, quelques lois particulièrement inattendues sur les animaux

    Avec quelques mots-clés sur un moteur de recherche, vous trouverez sans peine des listes souvent désopilantes de lois étranges impliquant des animaux aux États-Unis. Beaucoup pourtant sont des légendes urbaines : aucun texte n’interdit spécifiquement de conduire sa voiture dans le Massachusetts avec un gorille sur la banquette arrière, même si nul ne doute que ce soit une très mauvaise idée. D’autres sont bien réelles et les raisons qui les ont motivées sont parfois encore plus surprenantes.

    Publié le : 20/07/2026 - 07:20Modifié le : 20/07/2026 - 07:22

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    Si vous prévoyez de passer vos vacances à Atlanta, il ne vous sera pas permis d’attacher votre girafe à un réverbère. Cette interdiction remonte au début du XXe siècle, quand l’un de ces graciles mammifères artiodactyles prénommé Elsie fut attaché à un poteau télégraphique par le personnel d’un cirque itinérant dans une petite ville de Géorgie. Livrée à elle-même, la bête parvint à se détacher et entreprit de remonter la rue principale. L’État décida de légiférer. 

    C’est probablement pour réglementer les parades d’un autre cirque, celui des Ringling Brothers, créé en 1871, que la ville de San Francisco interdit toute déambulation dans Market Street avec un éléphant, à moins que ce dernier ne soit tenu en laisse. Fermée en 2017, cette institution signalée et poursuivie pour des faits de maltraitance a rouvert en 2023 avec des spectacles sans animaux. La loi, elle, est demeurée.

    L’article 2 du Code de la pêche et de la chasse de Californie indique qu'on peut utiliser autant de grenouilles vivantes que l'on voudra dans les concours de saut de grenouilles. Si toutefois l'une de ces créatures venait à mourir ou à être tuée pendant la compétition, « elle doit être détruite dès que possible et ne peut être ni mangée ni utilisée à quelque fin que ce soit ». Ces amphibiens sont en effet conservés dans des conditions d’hygiène pouvant favoriser la propagation de maladies.

    Les serpents ne sont pas les bienvenus dans les carnavals ou les offices religieux

    Ils peuvent en outre relever d’espèces exotiques susceptibles de déséquilibrer l’écosystème local. En 2023, l’Utah, séparé de la Californie par le Nevada, a cependant pris le chemin inverse : si les Français sont souvent surnommés par les États-uniens et les Britanniques des frog-eaters, des mangeurs de grenouilles, une pratique perçue comme incompréhensible, il a été ici recommandé de se convertir à la consommation de grenouilles-taureaux, une espèce invasive venue de la côte est, qui peut peser jusqu’à 600 g.

    Si la liste des animaux domestiques dans certains États est parfois inattendue, sachez que depuis 1999, par ordonnance des autorités municipales de La Nouvelle-Orléans en Louisiane, « aucun reptile ne sera autorisé à moins de 200 yards [environ 180 mètres, NDLR] du parcours d'un défilé du Mardi gras au moins deux heures avant l'heure de départ prévue et annoncée du défilé, ni à moins de 200 yards de la fin effective du défilé pendant au moins une heure après la fin effective de celui-ci, mesurée à partir de chaque zone de fin du défilé. »

    Aussi insolite qu'elle paraisse, cette réglementation est loin d’être fantaisiste. En 2024, le Miami Herald rapporte que la police locale s’est emparée de plusieurs serpents dans l’espace public lors du carnaval, dont un boa constrictor de plus de quatre mètres de long. Dans le Kentucky, depuis 1940, il est illégal pour une personne de « présenter, manipuler ou utiliser » toute race de reptile en lien avec des services religieux, une pratique apparue dans les villes minières des Appalaches au sein des mouvements chrétiens pentecôtistes au début du XXe siècle.

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    Une zone protégée pour les êtres humains déguisés en animaux imaginaires

    L'origine en est une lecture quelque peu littérale de l’évangile de Marc : « Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »

    Aucun de nos lecteurs n’a jamais rencontré un yéti, mieux connu aux États-Unis sous le nom de Bigfoot ou de Sasquatch. Pourtant, le 1er avril 1969, le comté de Skamania, dans l’État de Washington, a cru bon d’adopter une ordonnance stipulant que « tout meurtre prémédité, volontaire et insensé de cette créature sera(it) considéré comme un crime ». En 1984, ce même comté a créé un « refuge pour Sasquatch » et le 11 juin 1991, un comté voisin s’est déclaré « zone de protection et de refuge ».

    Il s’agissait alors, si l’on en croit le procès-verbal de séance, de protéger les personnes affublées d’un tel déguisement. Le week-end suivant, en effet, se tenait un Bigfoot Festival. La présidente de la chambre de commerce locale craignait même qu’en cette occasion certains ne partent à la chasse pour ramener un trophée. Sachez enfin qu’à Blythe, petite ville de Californie à la frontière de l’Arizona, on ne plaisante pas avec les traditions. Il y est illégal de porter des bottes de cow-boy si on ne possède pas au moins deux vaches. On notera enfin qu'aucune de ces mesures n'a eu pour objet d'encadrer le comportement des animaux, mais bien souvent les étranges divagations de la psyché humaine.

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