Au Népal, la liste des disparus après la crue fait un nouveau bond

La longue liste des disparus depuis la crue meurtrière du 26 août s’est encore allongée mardi au Népal pour atteindre 5326 personnes, selon un nouveau bilan de l’autorité en charge des situations d’urgence.

La catastrophe a par ailleurs fait 1357 morts sur le sol népalais, selon l’autorité.

Côté chinois, les médias d’État ont pour leur part fait état de 43 morts et 519 disparus sur le territoire du Tibet, portant le bilan provisoire total du désastre à 1400 morts et 5845 disparus.

« Nos opérations de secours se poursuivent », a déclaré à l’AFP le chef de l’autorité, Dharma Raj Uprety. « Nous espérons toujours retrouver des survivants sur au moins trois sites (hydroélectriques) et nous accélérons nos efforts », a-t-il ajouté.

« L’espoir de trouver des survivants persiste », a renchéri le ministère népalais des Affaires étrangères dans son point de situation quotidien, ajoutant que « le nombre de disparus encore présents dans les tunnels n’est pas confirmé ».

Depuis la crue, des dizaines de sauveteurs fouillent plusieurs tunnels de barrages en service ou en construction, ensevelis sous la boue et les débris, dans l’extrême nord du pays.

Les autorités pensent qu’une centaine de personnes pourraient encore y être bloquées.

Vendredi et samedi derniers, les sauveteurs sont parvenus à en extraire sains et saufs trois ouvriers, deux Népalais et un Chinois.

Plus de 900 ouvriers ou agents de ces centrales et chantiers sont toujours portés manquants.

« Nous avons également des informations selon lesquelles des gens sont encore coincés sur les hauteurs, nous tentons de les retrouver et de les évacuer », a poursuivi Dharma Raj Uprety.

Les quelque 20 000 policiers et soldats mobilisés depuis quatorze jours ont procédé à près de 14 000 évacuations, selon l’autorité.

La vague gigantesque, causée par l’effondrement d’un glacier et de roches sur un sommet népalais, qui a déferlé dans la vallée de la rivière Bhotekoshi, a tout emporté sur son passage, routes, ponts et habitations.

L’ONU a dénombré 84 000 sinistrés, que les autorités peinent à ravitailler dans les villages les plus isolés.

« Nous sommes très préoccupés par le sort de tous ceux qui restent isolés et soumis à des conditions extrêmes », a souligné mardi le responsable local de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), David Fisher.

Évoquant un « tsunami himalayen », le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évalué le coût de la reconstruction à « plusieurs milliards de dollars ».