Au Chili et en Suède, des milliers de citoyens manifestent pour le climat - RTBF Actus

Mais durant son mandat, le gouvernement a baissé les taxes sur l’essence et assoupli les obligations imposées aux fournisseurs de carburants d’intégrer des alternatives à faible empreinte carbone dans leur gamme de produits, ce qui a augmenté les émissions, selon cette commission qui alerte sur le fait que la Suède risque de rater ses objectifs pour 2030.

La marche réunira des chercheurs, des associations de jeunesse et sportives, des syndicats, des associations du monde rural, des communautés religieuses et des associations de défense des droits humains.

L’engagement est massif

"Jamais auparavant autant d’organisations n’avaient participé à une manifestation suédoise pour le climat", selon Beatrice Rindevall, présidente de la Société suédoise pour la conservation de la nature. "L’engagement est massif".

Selon un sondage Verian publié par SVT jeudi, 37% des répondants considèrent l’environnement comme leur priorité numéro un en vue des élections.

Le gouvernement estime que la sortie des énergies fossiles doit se faire progressivement afin de préserver et de renforcer la compétitivité de la Suède et de ses entreprises.

À l’autre bout du monde, au Chili, des centaines de personnes se sont réunies samedi (heure locale) dans les rues de plusieurs villes, dont la capitale Santiago, lors d’une "marche nationale contre les reculs environnementaux et pour les animaux". Militants écologistes et étudiants ont dénoncé le retrait de 43 décrets de protection de la nature par le gouvernement de José Antonio Kast.

Le chef d’État le plus à droite du pays depuis la dictature militaire d’Augusto Pinochet (1973-1990) est arrivé en mars à la tête du pays andin avec un discours de fermeté face à la délinquance et à l’immigration irrégulière.

Il a directement attaqué une batterie de mesures environnementales lancées entre 2023 et 2026 par son prédécesseur de gauche Gabriel Boric.

Dans la foule samedi, Roxana Nuñez, avocate chez Greenpeace, a dénoncé le retrait de ces textes, tout comme la réforme économique portée par le dirigeant d’extrême droite, jugée trop permissive en matière environnementale.

Ce "projet totalement régressif […] a pu être arrêté grâce à la pression de la rue et des organisations qui l’ont combattu en justice", a-t-elle lancé, partageant toutefois sa préoccupation sur ce qu’elle considère comme des "alertes".

Dans l’appel à manifester partagé sur les réseaux sociaux, les organisateurs de la marche dénoncent notamment le projet d’autoriser la chasse aux lions de mer pour favoriser la pêche industrielle.

Les protestataires ont chanté des slogans, munis de pancartes sur lesquelles figuraient par exemple des pingouins, une espèce protégée au Chili, où invitant à devenir "la voix de ceux qui ne parlent pas".