Assemblée générale des Nations Unies : la reine Mathilde refuse de voir les enfants et les adolescents devenir "sujets d'expérimentation"
"Les enfants et les adolescents ne peuvent pas devenir les sujets d'une expérimentation technologique à grande échelle", a affirmé la reine Mathilde, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
La Reine y a pris part ce lundi 21 septembre 2026 à l'initiative internationale "L'Architecture Invisible", qui cherche à établir, sous l'égide des Nations Unies, un cadre unifié de normes minimales pour protéger les enfants dans l'environnement numérique et renforcer la responsabilité des entreprises technologiques.
Son intervention intervient alors qu'en Europe, les pouvoirs publics renforcent la régulation des plateformes et l'encadrement de l'accès des jeunes, tandis qu'aux États-Unis, plusieurs acteurs majeurs de l'IA ont eux-mêmes appelé à un ralentissement face à un risque de perte de contrôle.
"Oui, ce sont des préoccupations que nous devons prendre très au sérieux, en particulier lorsqu'il s'agit des enfants et des jeunes", a indiqué la Reine à Belga.
"Le numérique et l'intelligence artificielle offrent des possibilités extraordinaires, notamment pour l'éducation, la santé ou l'accès à l'information, mais ils comportent aussi des risques réels : cyberharcèlement, pression sociale, désinformation, utilisation malveillante des 'deepfakes', contenus inappropriés, dépendance à certains outils liés à l'IA, troubles du sommeil ou de la concentration, etc.", énumère-t-elle.
La Reine indique être régulièrement confrontée à ces constats lors de ses visites dans les écoles ou dans ses échanges avec des professionnels de la santé. "Il est donc essentiel d'accompagner les enfants et les adolescents à faire un usage éclairé et responsable des outils numériques. Leur maîtrise n'est plus simplement souhaitable, elle est devenue indispensable."
Récemment, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a appelé à mieux encadrer l'intelligence artificielle afin que son usage et son développement respectent pleinement les droits humains. "C'est essentiel", appuie Mathilde. "Nous ne pouvons pas laisser la course à l'innovation technologique se faire au détriment des droits fondamentaux et de nos valeurs."
Les mots qu'elle emploie évoquent les cobayes. "Les enfants et les adolescents ne peuvent pas devenir les sujets d'une expérimentation technologique à grande échelle, ni servir de variable d'ajustement à des modèles économiques fondés sur la collecte de données et la captation de leur attention."
À ses yeux, la responsabilité ne peut donc pas reposer uniquement sur les enfants ou leurs parents : "les plateformes numériques et les pouvoirs publics ont également un rôle à jouer."
Mathilde appelle enfin à inclure directement la voix des adolescents. "Ils sont souvent les premiers concernés et leur expérience doit faire partie de la réflexion. L'enjeu est de faire en sorte que la technologie reste au service de l'être humain, et non l'inverse."
Tête à tête Trump-Macron, qui salue une discussion "très constructive"
Donald Trump a reçu Emmanuel Macron ce lundi 21 septembre 2026 à New York pour un entretien jugé "très constructif" par ce dernier sur la situation en mer Rouge et la guerre en Ukraine, en marge du sommet annuel de l'ONU.
Les deux hommes ont notamment discuté de comment "mieux sécuriser" les sites pétroliers en mer Rouge et "la nécessité d'aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en termes de (missiles) intercepteurs", a déclaré le chef d'Etat à des journalistes.
"On a eu une très bonne discussion. Elle a été très constructive, il y avait une grande disponibilité et on a pu entrer dans le détail sur ces deux conflits qui évidemment sont importants pour la paix dans le monde et pour notre sécurité, et qui ont un impact direct sur le pouvoir d'achat des Français", a poursuivi le chef de l'Etat.
L'entretien a duré environ une demi-heure.
Avant la rencontre, Emmanuel Macron avait promis de parler "en toute franchise" à Donald Trump pour essayer de "l'orienter vers les bonnes décisions" s'agissant en particulier de l'Ukraine, selon son entourage.
Il s'agissait notamment pour la partie française de tenter de convaincre son homologue américain de "maintenir l'effort de soutien à l'Ukraine" et de "renforcer la pression à exercer sur la Russie".
Emmanuel Macron avait ajouté, dans une interview à la chaîne de télévision Saint-Pierre-et-Miquelon La Première, qu'il comptait aussi travailler à "assouplir la relation tarifaire" avec les Etats-Unis.
Le président français a dit vouloir bâtir une "solution de paix" pour le détroit d'Ormuz, la "clé" pour que les marchés des carburants "se détendent".