Ascenseurs, rampe d'accès vers le tunnel sous-voies, enfin des aménagements PMR en gare d'Yvoir : un chantier d'ampleur est lancé
Depuis plusieurs jours, les engins sont en action. Une partie du parking de la gare d'Yvoir est condamnée pour les travaux d'ampleur en cours. "Ici, c'est la deuxième phase du chantier. Elle concerne la mise en accessibilité de la gare", explique Tom Guillaume, porte-parole de la SNCB.

Il rappelle qu'une première phase avait débuté en 2018. Il était question à ce moment-là de rehausser les quais et de supprimer la traversée à même les voies pour laisser place à un tunnel souterrain.
Le hic: ce passage était accessible uniquement via des escaliers. Rejoindre les quais 2 et 3 pour les personnes à mobilité réduite (chaise roulante, PMR, voyageurs avec valises, etc.) était devenu un parcours du combattant. Ces aménagements étaient plus qu'attendus.

Concrètement, une rampe d'accès côté parking est en train d'être creusée, pour relier en pente douce le couloir sous-voies. Des ascenseurs vont être installés. Les escaliers d'accès seront, eux, couverts.
Un volet "intermodalité" est annoncé, avec la construction d'un abri à vélos sécurisé de 48 places et l'aménagement de quatre places pour les motos. Un cheminement podotactile, pour les personnes malvoyantes, est aussi dans les cartons.
Construire pour déconstruire
Si ces travaux sont une bonne nouvelle pour les voyageurs, ils posent tout de même question en termes de gestion de chantier. Car on endommage en ce moment certains éléments construits lors de la phase précédente. C'est le cas d'une partie de la couverture du tunnel sous voies, trouée pour y glisser les cages d'ascenseurs.

"Ce sont deux phases distinctes, insiste Tom Guillaume. Cela impliquait une couverture temporaire, comme on savait que les travaux allaient être échelonnés dans le temps. On a donc terminé la première phase, avant de commencer la deuxième."
En réalité, ces deux phases représentent deux marchés distincts. Le temps que le deuxième soit approuvé, la première phase a été clôturée.

La répartition du coût de cette deuxième phase entre la SNCB et Infrabel a par ailleurs posé quelques difficultés, comme nous l'écrivions en 2022. Si un permis avait bien été octroyé, Infrabel et la SNCB n'arrivaient pas à s'accorder concernant le pourcentage à prendre en charge par chacun, notamment au niveau des ascenseurs.
Pour rappel, Infrabel est en charge des infrastructures ferroviaires, tandis que l'équipement des gares est du ressort de la SNCB. Dans ce dossier, il semble qu'on était à la limite des deux compétences.
Infrabel, au niveau de la rampe d'accès, avançait par ailleurs à l'époque qu'en creuser une à Yvoir n'était pas envisageable par manque d'espace. Il semble que la copie ait été revue.
2,5 millions €
En 2018, les deux phases annoncées de travaux représentaient un budget de plus de 2,5 millions €. Le porte-parole de la SNCB ne connaît pas les chiffres définitifs aujourd'hui. "Des éléments doivent encore être clarifiés parce que c'est un chantier, techniquement, qui est assez compliqué."

Par rapport à la répartition financière, s'il n'entre pas dans le détail, il précise: "Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y avait une première partie qui était vraiment conjointe avec une répartition claire entre SNCB et Infrabel, au niveau du couloir sous-voies et de la rehausse des quais. Ici, on est dans une phase plutôt d'aménagement de la gare qui est plus à charge de la SNCB." La fin du chantier est prévue pour l'été 2027.
Galère, galère pour se garer
Une partie du parking étant condamnée pour les travaux, il est suggéré aux navetteurs de se parquer un peu plus loin, le long de la chaussée toute proche (avenue Doyen Roger Woine).
Par la suite, le parking devrait malheureusement perdre en place de stationnement, vu l'espace grignoté par la rampe d'accès.
La Commune, de son côté, rappelle que la gare de Godinne dispose d'un grand parking (mais qui est lui aussi vite saturé).
Au niveau du TEC, l'arrêt des bus à la gare est temporairement supprimé, l'arrêt de remplacement est situé quelques mètres plus loin, rue de la Gare.
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