Après une rixe sanglante à Nice, quatre jeunes placés en détention provisoire
Trois jours après avoir été violemment agressée, la victime est toujours hospitalisée. Quatre jeunes hommes, soupçonnés d’avoir participé à son passage à tabac, ont été interpellés puis déférés et présentés en comparution immédiate ce jeudi 10 septembre.
Nés en 2006, les quatre prévenus ont tous demandé un délai afin de préparer leur défense. Le tribunal, présidé par Alexandre Julien, a fait le choix de les placer en détention provisoire, conformément aux réquisitions du ministère public. Leur procès est fixé au 16 novembre prochain.
Les faits se sont déroulés dans le secteur de Pessicart, à Nice, dans la soirée du lundi 7 septembre.
Selon plusieurs témoins, les quatre jeunes hommes auraient violemment pris à partie la victime, allant jusqu’à utiliser un katana. Ses jambes ont d’ailleurs été lacérées à plusieurs reprises.
Le médecin légiste lui a prescrit trois semaines d’ITT (incapacité totale de travail).
L’enquête, menée par le Service local de police judiciaire (SLPJ) de Nice, a permis de préciser les circonstances de cette rixe, qui aurait pu avoir des conséquences encore plus dramatiques.
Quelques heures avant l’agression, la victime aurait elle-même violemment frappé l’un des membres du groupe, allant presque jusqu’à « lui arracher l’œil », selon une source proche du dossier.
Les violences qui ont suivi pourraient ainsi s’apparenter à une forme de revanche, voire à un « match retour ».
« Quel gâchis »
À l’audience, les familles des prévenus, présentes dans la salle, n’ont pu retenir leurs larmes.
« Quel gâchis », a plaidé Me Rudy Cohen, l’un des avocats des jeunes mis en cause, avant de se tourner vers les proches des jeunes hommes. « Quel irrespect », a-t-il ajouté. Les quatre prévenus vivent encore chez leurs parents et deux d’entre eux sont sans emploi.
Trois des quatre mis en cause sont connus de la justice, notamment pour des infractions liées aux stupéfiants. Mais jusqu’alors, aucun n’avait connu la détention.