Après 60 ans, la vie sexuelle réserve encore bien des surprises : ce que révèle une nouvelle enquête - Psychologies.com

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© inganno

Le plaisir ne s'arrête pas avec l'âge, et cette enquête le confirme.

Passé un certain âge, la sexualité semble parfois disparaître des conversations. Comme si, après la ménopause, les femmes devaient naturellement faire une croix sur leur désir et leur plaisir. Pourtant, l’intimité ne s’arrête pas à 50 ou 60 ans. Certaines femmes continuent de faire l’amour régulièrement, d’autres découvrent de nouvelles façons de prendre du plaisir ou ressentent simplement des envies différentes. Bien sûr, les changements hormonaux peuvent modifier les sensations et rendre certains rapports moins confortables. Mais ils ne signifient pas nécessairement la fin d’une vie sexuelle épanouie. C’est d’ailleurs ce que suggèrent les résultats du Sex Report 2026 d’Adam et Eve. Selon cette enquête, 58 % des femmes de 60 à 65 ans interrogées déclarent s’être senties bien lors de leurs rapports sexuels pendant la ménopause. Un chiffre qui bouscule les idées reçues sur la sexualité des femmes après 60 ans. Et qui rappelle surtout que le plaisir peut continuer à occuper une place importante dans leur vie, même lorsque le corps et les envies évoluent.

La ménopause ne signe pas nécessairement la fin du plaisir sexuel

Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse vaginale ou fluctuations de la libido… La ménopause s’accompagne parfois de changements qui peuvent affecter la vie intime. La diminution des œstrogènes peut notamment entraîner une sécheresse des muqueuses vaginales et rendre la pénétration inconfortable, voire douloureuse. Pour certaines femmes, ces transformations compliquent les rapports sexuels. Mais toutes ne les vivent pas de la même manière. D’après le Sex Report 2026, 13 % des femmes de 60 à 65 ans interrogées déclarent s’être senties très bien pendant leurs rapports sexuels au cours de la ménopause, et 45 % plutôt bien. À l’inverse, 28 % rapportent une expérience négative. Ces résultats dessinent une réalité plus nuancée que celle d’une sexualité qui disparaîtrait progressivement avec l’âge.

L’enquête révèle également que seules 13 % des femmes de cette tranche d’âge déclarent n’avoir eu aucun rapport sexuel pendant la ménopause. La situation amoureuse semble toutefois jouer un rôle important. Parmi les femmes célibataires interrogées, 30 % indiquent n’avoir eu aucun rapport pendant cette période, contre seulement 7 % des femmes en couple. Une différence qui rappelle que l’activité sexuelle dépend aussi des occasions de rencontre et de la présence d’un partenaire. Mais ne pas avoir de rapports ne signifie pas nécessairement ne plus éprouver de désir. Certaines femmes peuvent continuer à se masturber, à rechercher des sensations agréables ou à apprécier une intimité qui ne passe pas par la pénétration. La sexualité ne se résume pas à la fréquence des rapports, et encore moins à une pratique unique.

Après 60 ans, apprendre à redécouvrir son corps et ses envies

Lorsque les sensations changent, certaines habitudes sexuelles peuvent devenir moins agréables. Ce qui procurait du plaisir quelques années auparavant ne fonctionne plus nécessairement de la même façon. Plutôt que de chercher à retrouver exactement la sexualité d’avant, il peut alors être intéressant d’explorer d’autres possibilités. Prendre davantage de temps pour les caresses, privilégier la stimulation externe ou utiliser un lubrifiant adapté peut améliorer le confort. Les sextoys peuvent également trouver leur place dans cette exploration. L’enquête révèle d’ailleurs que 10 % des femmes possédant des sextoys déclarent n’avoir eu aucun rapport sexuel pendant la ménopause, contre 22 % de celles qui n’envisagent pas d’en utiliser. Ce résultat ne prouve pas que les accessoires augmentent l’activité sexuelle. Il suggère néanmoins que les femmes ouvertes à ces pratiques peuvent entretenir un rapport différent à leur intimité.

Mais retrouver une sexualité satisfaisante ne passe pas forcément par de nouvelles pratiques. Pour certaines femmes, le plaisir réside davantage dans la tendresse, la sensualité ou les moments de proximité avec leur partenaire. D’autres ressentent moins de désir et vivent très bien cette évolution. L’essentiel est de pouvoir identifier ce qui fait du bien, sans chercher à correspondre à une norme. Lorsque la sécheresse vaginale ou les douleurs compliquent les rapports, un professionnel de santé peut également proposer des solutions adaptées. Il n’est pas nécessaire de considérer ces difficultés comme une conséquence inévitable de l’âge. Après 60 ans, la sexualité peut devenir différente sans être moins épanouissante. Elle peut laisser davantage de place à la lenteur, à la découverte et à une meilleure connaissance de son corps.