Appel du père, mère en fuite, entaille profonde à la gorge… Ce que l’on sait de cette effroyable nuit au cours de laquelle un adolescent de 17 ans a perdu la vie à Antibes

Une nuit d’horreur. Dans cette résidence située au 5, boulevard du Cap, à Antibes, rien ne laissait présager, hier matin, l’effroyable meurtre commis dans l’un des appartements de la Villa Azzura.

Il est environ 1 heure du matin, ce mercredi 19 août 2026, lorsque les forces de l’ordre sont alertées par téléphone.

Un homme d’origine polonaise a découvert son fils, âgé de 17 ans, égorgé dans son lit, indiquent les syndicats de police Un1té 06 et Alliance.

« L’entaille dans le cou était très profonde »

Le père, alors assis au pied du lit et sous le choc, est confronté à une scène d’une extrême violence. « Il n’était pas décapité mais le couteau est allé très, très profondément », rapporte une source proche du dossier.

Une lettre, rédigée en polonais et visiblement écrite par la mère, a également été retrouvée sur place.

Selon nos informations, l’homme aurait été réveillé par son ex-femme – le couple faisait chambre à part –, un couteau « pointé en direction de son visage », avant que celle-ci ne prenne la fuite.

Aurait-elle cherché à faire subir le même sort qu’à leur enfant ? Toujours est-il que le quinquagénaire a été transporté au centre hospitalier d’Antibes, a priori légèrement blessé.

« Ils entendent des cris depuis la mer »

Un équipage de police repère la mère peu après. « Ils entendent des cris depuis la rive », alors que la quadragénaire s’avance dans l’eau, à une soixantaine de mètres du rivage de la plage joignant le Ponteil et la Salis, non loin de la plage privée de l’hôtel Royal et à proximité de la résidence où se sont déroulés les faits.

Des policiers se jettent alors rapidement à l’eau et la ramènent sur la berge, avant que les pompiers ne la prennent en charge.

Elle sera ensuite conduite au service de réanimation de l’hôpital de La Fontonne, où elle s’avère toujours sous surveillance policière et placée en garde à vue. Tout comme le père, dont la garde à vue devrait prochainement prendre fin.

Le parquet de Grasse confirme, de son côté, qu’une enquête est en cours afin de faire toute la lumière sur cet effroyable drame et qu’un communiqué sera diffusé « dans les prochains jours ».