Angèle dans la tourmente ? Ventes décevantes, tensions avec sa maison de disques et polémiques en coulisses... Les dessous d’une sortie d’album sous tension
l'essentiel Depuis la sortie de son album "Instinct", le 17 octobre, Angèle enchaîne les déconvenues : ventes en demi-teinte, annulations d’événements promotionnels et rumeurs de tensions en interne. Alors que des critiques se multiplient autour de la chanteuse belge et de son dernier opus, certains évoquent des relations conflictuelles avec Sony Music et avec un ancien label indépendant qu'elle aurait laissé sur le carreau.
Mais que se passe-t-il avec Angèle ? La chanteuse belge semble enchaîner les déconvenues depuis la sortie de son dernier opus, Instinct, le 17 octobre dernier. La star a notamment annulé sa venue aux NRJ Music Awards prévus ce vendredi 24 octobre soir sur TF1. Un énième couac pour la star, dont le dernier album opus ne connaît visiblement pas le succès escompté. Car si officiellement, l'annulation de ce week-end est due à l'état de santé de la chanteuse, des rumeurs colportent un autre récit.
"Je suis dégoûtée […] Je suis clouée au fond de mon lit. Je ne pourrai pas assurer ce qui était prévu et qui était trop cool. Je suis vraiment désolée !! Bonne émission à tout le monde et à bientôt", avait expliqué l'interprète de "Balance ton quoi" sur Instagram. En coulisses, des observateurs évoquent cependant d'autres raisons. Interrogée par nos confrères du Parisien, une source anonyme affirme : "Officiellement elle est souffrante, officieusement c’est une autre histoire, elle vit mal l’échec de son disque et les critiques." La chanteuse a déprogrammé plusieurs événements promotionnels prévus depuis vendredi dernier, notamment l'inauguration d'un "pop-up" (une boutique éphémère) au Printemps Haussmann et une rencontre à la station belge Radio Contact.
Des ventes décevantes et un contrat qui fait grincer des dents
Selon Le Parisien, les premiers chiffres d'"Instinct" s'élèvent à 14 935 exemplaires en six jours. Les résultats prévisionnels restent sous le seuil des 20 000 unités pour la première semaine. "Elle sera numéro un du top, mais avec peu de concurrence face à elle. Elle va être autour de 16 000 ventes, soit moitié moins que lors de la sortie de son précédent disque avec un pourcentage d’écoute en streaming pas énorme", confie un professionnel du secteur de manière anonyme. Alors que ses écoutes en streaming ne sont déjà pas très bonnes, NRJ a déprogrammé l'artiste de ses ondes après son annulation aux NRJ Music Awards.
Le problème serait encore plus profond. Les termes financiers du contrat conclu entre l'artiste et sa nouvelle maison de disques Sony seraient devenus source de conflit (ses deux premiers albums étaient sortis sous le label Initial appartenant à Universal). "Cela coûte visiblement quatre millions d’euros à Sony pour un seul album. Le point d’équilibre est à 400 000 exemplaires vendus. Ils n’y arriveront jamais", avance un producteur musical. Un contexte qui aurait fait émerger des tensions entre la chanteuse et la maison de disques. Sollicitée par Le Parisien, cette dernière n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.
À lire aussi : Angèle sort son troisième album "Instinct" : sa pop plus électronique va-t-elle déboussoler une partie de ses fans ?
En conflit avec un label indépendant qu'elle aurait "floué" ?
Selon le bloggeur musical Roger The Shame, la chanteuse belge aurait par ailleurs "floué" le label indépendant "Because Music" en leur promettant de signer chez eux afin "qu'ils ouvrent leur carnet d'adresses", ce qui lui aurait notamment permis de collaborer avec des gros noms de la scène musicale électronique comme Justice et SebastiAn. Finalement, Angèle a signé chez Sony Music "pour quatre millions d'euros (dont un million pour elle) en gardant les collaborations", affirme la même source. Un revirement qui aurait mis les patrons de Because Music en rogne et qui aurait par la même occasion écorné l'image de l'artiste dans le milieu parisien.
Le single "What You Want", en collaboration avec le groupe Justice est effectivement sorti, en amont de son album Instinct, sous le label Because Music. Il est néanmoins impossible d'infirmer ou de confirmer ces propos à l'heure actuelle.
"Une affaire de famille, de réseaux et de gros sous"
La mauvaise passe que traverse Angèle semble avoir, en revanche, ouvert les portes à une vague de critiques acerbes, aux relents parfois misogynes, qui se déchaîne sur les réseaux sociaux. "Il devient difficile de ne pas s'insurger devant l'acharnement de certains critiques tant les attaques semblent parfois dépasser le simple jugement musical", a écrit le compte Fifty Média sur Instagram, pointant du doigt une "récurrence dans les profils de ceux qui trempent leur plume dans le vitriol : les hommes blancs d'un certain âge".
Un argument jugé absurde par ses détracteurs. "Derrière cette structure (Fifty Media, ndlr) se trouve Laetitia Van Hove, attachée de presse de la chanteuse et proche de sa manageuse Sylvie Farr", a immédiatement rétorqué le bloggeur Roger The Shame. Il publie également une capture d'écran d'une publication Facebook de Sylvie Farr, datant de mai 2021, mettant en avant une annonce Airbnb pour une villa en Espagne. "Avec Laetitia Van Hove, on vous conseille vivement notre maison perdue au milieu de la nature, au pied des montagnes", écrit-elle.
Sylvie Farr est bien la manageuse d'Angèle. Et Laetitia Van Hove a effectivement fondé l'agence de relations publiques musicale Five Oh en 2016, qui est derrière le showcase Fifty Session et le festival Fifty Lab, comme le précise le site internet la société. Le compte instagram de Five Oh révèle que Fifty Media appartient effectivement à l'agence.
"Au-delà des ventes décevantes, c’est moins un simple échec artistique qu’une affaire de famille, de réseaux, de gros sous et d’intérêts soigneusement enchevêtrés qui se dessine", renchérit le bloggeur Roger The Shame.