Andenne : il piratait des comptes de clients de l'enseigne Carrefour pour faire des courses gratuites
En février dernier, un Namurois poursuivi pour avoir piraté les comptes de clients de l'enseigne Carrefour en 2020 et 2021 écopait de 18 mois de prison avec sursis. Grâce à un programme, il récupérait leurs points bonus et en profitait à titre personnel ou les revendait.
Un complice a écopé de trois ans de prison ferme, par défaut. Pour cette prévention, et de nombreuses autres. Il a fait opposition, ce jeudi matin.
Concernant le piratage des comptes des clients Carrefour, cet homme né en 1988 explique qu'il n'était pas seul. "Je n'avais pas les compétences pour le faire. Il m'a proposé un plan pour pouvoir faire des courses à l'œil et m'a vendu des accès."
Le fait d'avoir profité de ces bons lui vaut d'être poursuivi pour blanchiment. "C'est tout le contraire. On est dans un acte de consommation", plaide son avocat qui sollicite son acquittement pour cette prévention.
Autre prévention à charge du prévenu, elle aussi contestée : une tentative d'extorsion d'un GSM et de 3000 € sur son complice. "C'était un mois ou deux après mon interpellation. Je me suis rendu chez lui pour qu'on s'explique. Il me reprochait que tout cela soit de ma faute. Le ton est monté et on s'est empoigné."
Détention d'armes et d'un faux permis
Le 20 avril 2022, une perquisition a été réalisée à son domicile, à Andenne. Les policiers y ont retrouvé un taser d'un spray au poivre et d'une munition. Ils ont aussi mis la main sur un faux permis de conduire. "Je l'ai acheté sur le darknet. J'avais postulé pour un emploi à la SNCB. J'ai obtenu cette place. La personne qui m'a recruté m'a demandé si j'avais le permis de conduire. Je l'ai acheté pour quelques centaines d'euros afin d'avoir le document, mais je ne l'ai jamais montré et ne m'en suis jamais servi."
Une kyrielle de méfaits qui s'ajoutent a ceux déjà commis dans le passé, comme un vol avec violence ou des vols avec effraction et pour lesquels il a déjà été condamné.
Pour les préventions reconnues, un sursis simple est sollicité par la défense. Le parquet de Namur suggère qu'il soit probatoire. Jugement le 22 octobre.
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