Álvarez au Barça : bras de fer avec l'Atlético, le dénouement approche - Sport.fr
Cent millions d’euros sur la table. Une date limite. Et deux clubs qui se regardent en chiens de faïence. Le dossier Julián Álvarez entre dans sa phase décisive, et le FC Barcelone a décidé de siffler la fin de la récréation.
L’enjeu est limpide. Depuis l’ouverture du marché, les Catalans traquent un avant-centre capable de gommer les carences offensives de la saison passée. Le nom de l’Argentin s’est imposé comme une évidence dans l’esprit de Hansi Flick et de Deco. Reste un obstacle, et pas des moindres : l’Atlético Madrid ne veut rien entendre.
Tout s’est accéléré ces derniers jours. Barcelone a transmis une offre ferme, avoisinant les 100 millions, en prévenant qu’elle ne serait pas éternelle. La deadline ? Fin juillet. Au-delà, le club catalan passera à autre chose, sans état d’âme. Une stratégie assumée, presque brutale dans sa franchise.
En face, le ton est monté d’un cran. Miguel Ángel Gil Marín, l’homme fort colchonero, a coupé court aux discussions d’une formule cinglante : Álvarez ne partira pas, « même pas pour 200 millions ». La réplique a claqué comme un défi. Sauf que l’entourage du joueur, lui, n’aurait guère goûté la manière — le timing de la sortie, jugé cavalier, aurait piqué l’Argentin au vif. De quoi rebattre les cartes ?
Car voilà où le bât blesse pour Madrid : le désir du principal intéressé. Un joueur qui rêve d’ailleurs pèse toujours dans une négociation, chacun le sait. Álvarez n’a rien lâché publiquement, concentré sur sa fin de Mondial. Mais les silences, parfois, parlent plus fort que les grands discours.
Laporta, de son côté, joue la montre avec un art consommé. Le président blaugrana confirme l’offre, la borne dans le temps, puis laisse la pression opérer. Habile. Le message envoyé à l’Atlético tient en une ligne : à vous de voir, mais ne traînez pas.
Et si l’affaire capote ? Le Barça a anticipé. En coulisses, un plan B de premier ordre serait déjà à l’étude, histoire de ne pas se retrouver démuni à la reprise. Flick veut son numéro neuf, un vrai renard des surfaces. Álvarez reste la priorité absolue — mais le club catalan a trop souffert des feuilletons à rallonge pour tout miser sur un seul cheval.
Reste que rien, à ce stade, n’est plié. Le bras de fer peut basculer d’un côté comme de l’autre en quelques heures. Un accord surprise ? Une rupture nette ? Les deux hypothèses tiennent la route. En voilà un dossier qui fera couler de l’encre jusqu’au dernier jour de juillet.
Une certitude, malgré tout : le compte à rebours est enclenché. À Barcelone, on guette le feu vert madrilène en croisant les doigts. À Madrid, on serre les rangs. Et quelque part, un attaquant argentin tient peut-être la clé de tout.
Rendez-vous fin juillet. Le verdict, alors, tombera.