Alsace. Blocus des lycées : faible mobilisation ce lundi matin, des étudiants ont bloqué le Patio à l'université de Strasbourg

La situation était très calme ce lundi matin devant les grilles des lycées de la région.

À Strasbourg, devant le lycée Fustel-de-Coulanges où un rassemblement avait été annoncé, seuls quelques élèves sont installés pour suivre leur cours à distance. Présente au départ, la police a quitté les lieux peu avant 9 heures. Rien à signaler non plus du côté du lycée Kléber, où une société de surveillance est en place.

L'ambiance est un peu plus animée sur le campus de l'université, à l'Esplanade, où des étudiants ont bloqué le bâtiment du Patio. « On attend de se faire gazer ou on rentre direct ? », s'interroge un étudiant, en découvrant les quelques barrières et poubelles placées devant le bâtiment. L'atmosphère est néanmoins calme. Une assemblée générale est annoncée pour 10h.

À Mulhouse, la mobilisation est pour le moment inexistante devant les portes du lycée Montaigne (qui restera fermé aujourd'hui), aux abords du centre commercial Porte Jeune ou encore devant le lycée Albert-Schweitzer. Une vingtaine de lycéens sont en revanche présents devant le lycée Roosevelt, avec des pancartes, dans une « ambiance chahuteuse », selon notre journaliste sur place.

Calme plat dans les trois lycées de Molsheim également. Des élèves envisagent une éventuelle mobilisation mardi

Devant le lycée Koeberlé de Sélestat, ce lundi matin. Photo Florent Estivals

Sélestat  : au lendemain de menaces d'attaques, la situation demeure calme devant le lycée Koeberlé

Tout est calme devant le lycée Koeberlé à Sélestat, pourtant cible de menaces d'attaques ce dimanche sur les réseaux sociaux. Ces menaces ont conduit le maire, Denis Digel, à réunir ses adjoints à 17h30 pour les informer et demander à ceux qui le pouvaient de se tenir devant les établissements scolaires ce lundi matin. La direction du lycée a alerté les parents d'élèves dimanche soir vers 20h30 via MBN, leur indiquant que des mesures de sécurité seraient prises, que les cours seraient assurés, mais que le lycée se montrerait compréhensif si des élèves ne se sentaient en mesure de venir en cours.

Ce lundi matin, plusieurs parents ont choisi d'accompagner leur enfant jusqu'au portail, comme Nathalie, qui pensait « voir davantage de forces de l'ordre » que les deux policiers en faction devant l'entrée du lycée. « Ce n'est pas parce que vous n'en voyez pas d'autres qu'il n'y en a pas », lui sourit un policier.

Un papa s'inquiète quant à lui des cours d'EPS à l'extérieur. « Les cours se feront dans l'enceinte du gymnase, contigu au lycée », le rassure la direction du lycée.

À la demande du procureur de Colmar, des poursuites judiciaires ont été engagées par la division de la criminalité organisée et spécialisée (ancienne PJ) pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime. Des menaces similaires visaient aussi le lycée Schwilgué, toujours à Sélestat.

Florent Estivals