Alessia Cara accusée à tord d’avoir massacré l’hymne canadien

Angélina Mensah

Angélina Mensah

Publié le 06/10/2026 à 13h55 • Mis à jour le 06/10/2026 à 13h55

L'essentiel

  • Une chanteuse a oublié les paroles du « Ô Canada » avant le match amical Canada-Pérou, samedi à Montréal.
  • Plusieurs médias, dont le « Daily Mail », l’ont identifiée à tort comme étant Alessia Cara, provoquant une avalanche de critiques contre l’artiste.
  • La chanteuse a démenti sur les réseaux sociaux et prit la défense de la véritable interprète, dont l’identité n’était toujours pas connue lundi.

Alessia Cara a connu un week-end difficile pour une prestation qu’elle n’a même pas donnée. Samedi, avant le match amical entre le Canada et le Pérou au stade Saputo de Montréal, une chanteuse s’avance sur la pelouse pour entonner l’hymne national. Et là, catastrophe.

La jeune femme perd rapidement le fil de Ô Canada, s’arrête, recommence… avant de se retrouver une nouvelle fois en difficulté. Une version instrumentale est finalement lancée et les quelque 20.000 spectateurs présents prennent le relais. Le Canada gagnera 2-0. Pour l’hymne, en revanche, on repassera.

Mauvaise chanteuse, bonne victime

Les images font évidemment ce que font les images gênantes en 2026 : elles deviennent virales. Et certains médias britanniques, notamment le Daily Mail, mettent rapidement un nom sur la chanteuse : Alessia Cara.

Petit problème : ce n’est absolument pas elle.

La Canadienne de 30 ans, Grammy Award de la meilleure nouvelle artiste en 2018, se retrouve malgré tout la cible d’une flopée de messages moqueurs et agressifs. Elle finit donc par sortir elle-même le fact-check. « Hey, alors ce n’était pas moi », écrit-elle sur X, avant d’ajouter : « Même les journalistes ne font plus de recherches, j’imagine. » Sur Instagram, elle résume la situation avec une vidéo montrant un jongleur enseveli sous les balles : « Moi qui me prends toutes les balles perdues. » Difficile de faire plus littéral.

« Laissez cette pauvre fille tranquille »

Alessia Cara aurait pu s’arrêter au « ce n’était pas moi » et laisser Internet chercher une nouvelle cible. Elle a préféré défendre celle qui avait réellement chanté.

« Laissez cette pauvre fille tranquille », demande-t-elle sur X. Puis, dans une autre publication adressée notamment au Daily Mail, elle rappelle qu’il faut déjà un certain courage pour chanter devant plusieurs milliers de personnes et invite très fermement ceux qui ne l’ont jamais fait à garder leurs insultes pour eux.

Une défense plutôt bienvenue : l’interprète, visiblement gagnée par le stress, avait déjà subi des commentaires allant jusqu’à réclamer qu’on lui « retire son passeport » canadien. Son identité n’avait toujours pas été officiellement confirmée.

Le fact-check après le bashing

Certains articles ont depuis été corrigés. Le nom d’Alessia Cara a notamment disparu de publications qui l’avaient initialement désignée comme l’interprète du soir. Mais le mal était fait : l’erreur avait déjà circulé, et les insultes avec.

Moralité : Alessia Cara n’a ni oublié les paroles, ni massacré la mélodie, ni chanté samedi soir à Montréal. Elle aura simplement réussi l’exploit de prendre une volée de critiques sans même monter sur scène.