Aidée par la guerre au Moyen-Orient, l'entreprise TotalEnergies a doublé ses bénéfices sur un an
L'entreprise TotalEnergies annonce ce jeudi 23 juillet 2026 avoir doublé ses bénéfices sur un an. Avec un chiffre record de 4.7 milliards d'euros sur le second semestre. Des bénéfices aidés par la guerre au Moyen-Orient et la forte hausse des prix des hydrocarbures.
Par Luc Chemla Publié le jeudi 23 juillet 2026 à 18:48
Malgré le plafonnement des prix à la pompe dans ses stations françaises, TotalEnergies annonce ce jeudi 23 juillet 2026 avoir doublé ses profits sur un an. Le géant des énergies profite des tarifs des hydrocarbures toujours très hauts en raison du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, mais aussi de la montée en puissance de projets au Brésil, aux Etats-Unis et en Libye qui ont compensé en partie les pertes de production au Moyen-Orient.
4.7 milliards d'euros de profits
Le PDG Patrick Pouyanné salue d'ailleurs la capacité du groupe à "capturer la hausse des marges en s'appuyant sur un modèle intégré dans le pétrole, le gaz et l'électricité."
Des chiffres colossaux de 4.7 milliards d'euros, pour autant légèrement en dessous des estimations des analystes. En cause, d'après le pétrolier, une contre-performance en Europe dans le stratégique secteur du gaz naturel liquéfié.
Total, profiteur de crise ?
Après la révélation de ces chiffres, TotalEnergies est immédiatement confronté à une pluie de critiques. L'entreprise est notamment accusée de profiteur de crise.
Situation similaire à celle du premier trimestre où ses bénéfices ont bondi de 51%. "Total n'aura jamais aussi bien capturé les bénéfices de guerre sur le dos des consommateurs", s'indigne aujourd'hui le député insoumis Éric Coquerel.
"Des règles fiscales qui sont obsolètes"
Et cette performance relance immédiatement les appels à la taxation des surprofits des pétroliers. Révolté Riyad Selmani, de l'ONG CCFD Terre Solidaire appelle les gouvernements à légiférer en urgence : "Quand la crise se terminera, les profits seront toujours mirobolants parce que le modèle économique de ces multinationales repose aussi sur un modèle qui permet d'engranger ces profits sans être taxé à la hauteur. Et surtout, ce modèle, profite de règles fiscales internationales aujourd'hui qui sont obsolètes."
Le soutien vient du gouvernement, la ministre de l'Énergie dit refuser le "Total bashing" et évoque une chance d'avoir un énergéticien capable d'assurer l'approvisionnement des Français.
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