Affaire Jubillar : les avocats des parties civiles peu convaincus après la reconstitution de la mort de Delphine

La reconstitution de la nuit du meurtre de Delphine Aussaguel, en 2020 dans le Tarn, s'est achevée vendredi sans nouvelle révélation ni de version des faits crédible de la part de Cédric Jubillar, qui s'est empêtré dans ses contradictions selon les avocats des parties civiles.

Par Xavier Demagny Publié le vendredi 2 octobre 2026 à 19:10

Il aura suffi d'à peine quatre heures, ce vendredi 2 octobre, pour que Cédric Jubillar reconstitue la nuit de la mort de Delphine Aussaguel, en décembre 2020 dans le Tarn. Après avoir avoué le meurtre cet été, le peintre-plaquiste de 39 ans a mené les enquêteurs dans la maison familiale de Cagnac-les-Mines, puis dans le champ où il a enterré le corps de Delphine.

"Il nous a expliqué qu'il a porté un corps en descendant les escaliers, cela me parait compliqué de tenir, estime Malika Chmani, avocate des enfants du couple. Maintenant il va y avoir un procès, on va débattre de tout cela, mais il y a des choses qui ne collent pas du tout." Après avoir mimé l'étranglement de Delphine, Cédric Jubillar a guidé les enquêteurs jusqu'au champ où il a déposé le corps, mais plusieurs avocats s'étonnent de la route empruntée, avec un détour par Albi.

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"C'est encore une occasion loupée pour lui de dire la vérité", estime maître Mourad Battikh

Dans le champ, le peintre-plaquiste a dû mimer le moment où il a enseveli le corps. "Il a réussi à mimer la scène, on lui a fait gratter la terre, retrace l'avocat Philippe Pressecq, qui défend l'une des cousines de Delphine. Il a expliqué qu'il avait mis Delphine là. On pense que le corps a été très rapidement dégradé à l'intérieur de cette sépulture de fortune."

Cédric Jubillar s'est empêtré dans ses contradictions, regrette pour sa part Mourad Battikh, conseil des oncles et tantes de la victime : "Qu'est-ce qu'a apporté cette reconstitution ? Pas grand-chose, sinon d'avoir acté les multiples mensonges de Cédric Jubillar. Il se confond dans des versions où il dit tout et son inverse. C'est encore une occasion loupée pour lui de dire la vérité." La question de la préméditation aura plané sur cette journée, elle sera tranchée lors du procès en appel au mois de mai.

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