Affaire Jubillar : le peintre-plaquiste va revenir sur les lieux du meurtre, à Cagnac-les-Mines, une reconstitution est prévue début octobre
l'essentiel Cédric Jubillar va revenir sur les lieux du meurtre de son épouse, le 2 octobre prochain, à l’occasion d’une reconstitution organisée à son domicile de Cagnac-les-Mines. Après ses aveux et la découverte de deux fémurs de Delphine Jubillar à Mailhoc, cette nouvelle étape de l’instruction doit notamment permettre de confronter son récit aux éléments du dossier.
Après l’annonce des dates du procès en appel, qui se tiendra du 30 avril au 14 mai 2027, la justice prévoit aussi une reconstitution au domicile de Cédric Jubillar, à Cagnac-les-Mines, le 2 octobre 2026, selon BFMTV. Six ans après la nuit du drame, du 15 au 16 décembre 2020, le peintre-plaquiste va revenir sur les lieux du meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel, pour être confronté aux derniers éléments de l’instruction.
Des aveux en juillet dernier
En juillet dernier, Cédric Jubillar est passé aux aveux, d’abord auprès de ses deux avocats, Mes Pierre et Guy Debuisson, puis a reconnu avoir tué sa femme devant la conseillère de la cour d’appel de Toulouse. Il dit l’avoir mortellement étranglée lors d’une dispute, alors que le couple était en instance de divorce.
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Le 16 juillet 2026, grâce aux indications du Tarnais, les enquêteurs ont retrouvé deux fémurs, les uniques restes du corps de Delphine Jubillar, dans un champ à Mailhoc, à une quinzaine de kilomètres de son domicile.
Son nouveau récit confronté
Les fouilles n’ont pas permis de retrouver le crâne ou le squelette du haut du corps de l’infirmière, des éléments qui auraient pu permettre des analyses scientifiques poussées et déterminer potentiellement les causes de la mort. L’instruction dépend donc toujours uniquement des déclarations de Cédric Jubillar. Ainsi, cette reconstitution permettra de confronter son nouveau récit avec la réalité des lieux. Un gendarme pourrait ainsi tenir le rôle de Delphine Jubillar.
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Son profil psychiatrique doit être aussi réétudié avec ce changement de discours. Point central du prochain procès, alors que Cédric Jubillar évoque une dispute qui tourne mal, l’accusation pourrait défendre la thèse de la préméditation. Lors de cette reconstitution, son récit sera aussi confronté aux expertises téléphoniques accumulées durant cinq ans et demi d’enquête, qui exposent plusieurs incohérences dans les aveux du Tarnais.
Un procès plus court en appel
Alors que la détention provisoire de Cédric Jubillar arrive à échéance le 20 octobre prochain, celle-ci doit être réexaminée par un magistrat et vraisemblablement prolongée de six mois. Lors du procès en appel, au printemps 2027, les débats seront plus courts, sur deux semaines. Lors du procès en première instance, où l’accusé avait nié les faits, il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme.