Adriano, 66 ans et ancien infirmier, a tout quitté pour la Tunisie : « Je vis avec un peu plus de 400 euros par mois et je vis comme un roi »

Publié le 24/10/26 à 20:02Par Constance Agnès

Tout quitter dans son pays d’origine pour vivre à l’étranger avec une meilleure pension de retraite : c’est le choix qu’a fait Adriano, 66 ans. Il raconte.

Un coût de la vie en constante augmentation, des pensions gelées ou qui permettent tout juste de survivre chaque mois : c’est ce à quoi doivent faire face de plus en plus de retraités ces dernières années. Une vie qui ne les satisfait pas : beaucoup regrettent de devoir compter aujourd’hui chaque pièce après une vie passée à travailler et à donner de l’argent à l’État.

Sans autre solution, et fatigués de devoir stresser pour leurs fins de mois, ils sont nombreux à déménager à l’étranger pour profiter d’une deuxième partie de vie plus sereine, souvent au soleil. La Thaïlande, mais aussi la Tunisie, font ainsi partie de ces pays souvent prisés par les retraités occidentaux. Adriano, 66 ans et ancien infirmier, a fait ce choix il y a quatre ans et il ne regrette pas.

Adriano, 66 ans et ancien infirmier, a tout quitté pour la Tunisie : « Je vis avec un peu plus de 400 euros par mois et je vis comme un roi »

Une qualité de vie bien meilleure pour les retraités ?

Fatigué de la vie qu’il menait après avoir donné de son temps et de son énergie à son travail, il a décidé de tout quitter en quête d’une vie meilleure. « À la fin du mois (…), il ne me restait plus rien : 400 € pour un studio de 30 mètres carrés, plus les factures et les frais de voiture », se souvient l’ancien infirmier. Face à toutes ces charges, Adriano a même dû, à l’époque, trouver un second emploi pour survivre.

Aujourd’hui, en Tunisie, cela n’est plus nécessaire. Il dit ne jamais s’être senti aussi bien et surtout avoir rajeuni « de quinze ans ». « Je n’ai jamais attrapé de rhume et j’ai arrêté de prendre des médicaments contre la gastrite, les maux de tête et l’hypertension ; je n’en ai plus besoin », assure-t-il au média Il Fatto Quotidiano.

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« Je vis comme un roi »

Pas de problèmes de santé, une qualité de vie qui s’améliore… mais surtout un niveau de vie incomparable par rapport à avant. Adriano vit désormais à Sousse, une ville touristique tunisienne, et loue un étage d’une maison en bord de mer. Une location meublée qui ne lui coûte que 260 euros par mois. Il dépense également 150 euros en nourriture et produits d’entretien. « Je vis avec un peu plus de 400 euros par mois et je vis comme un roi : j’ai une femme de ménage, huit téléphones portables (qui valent environ 20 euros pièce, NDLR), une télévision, je fais les courses et je vais au restaurant au moins deux fois par semaine », explique celui qui ne paie ses repas que 5 €.

Ne plus avoir besoin de sa voiture est aussi une libération pour le retraité, qui aime se déplacer partout en transports. « Je me déplace en navette : elles s’arrêtent où on veut, il suffit de lever la main. Le ticket ne coûte même pas 50 centimes. Les taxis sont également bon marché : un euro pour sept kilomètres. » Tout n’est pas tout rose cependant : le sexagénaire avertit qu’il vaut mieux ne pas avoir de problèmes de santé si l’on souhaite vivre en Tunisie. La raison ? Les « infrastructures sont vétustes », selon lui.

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