À Perwez, la grande précarité devient de plus en plus visible
La grande précarité touche désormais aussi les communes plus rurales. À l'occasion du conseil communal de ce lundi 28 septembre, le conseiller Jules Noël (Villages, opposition) a interpellé la majorité sur la problématique.
"De plus en plus de personnes squattent l'arrêt de bus en face de la friterie(NDLR: à côté du RAVeL) alors qu'elles ne devraient pas y être. Leur hygiène rebute les usagers habituels de cette aubette. Je suppose que c'est compliqué de prendre des mesures, mais le problème est qu'elles empêchent des personnes moins valides de s'asseoir. L'abribus est dans un état qui devient catastrophique", déplore l'élu, qui regrette aussi la consommation d'alcool sur la voie publique.
Propriétaire de la friterie, il a laissé l'une de ces personnes entrer dans son établissement pour manger un petit bout. "Mais face aux réclamations des clients par rapport à son hygiène, j'ai dû lui demander de ne plus venir. L'hiver approche, j'aimerais qu'on ne retrouve pas cette personne sans vie dans la rue. C'est une demande que je formule, je n'incrimine personne."
Sa collègue Christelle Pierard (Villages) a ajouté que la population "se précarise partout, à Perwez comme dans d'autres communes. Cela donne lieu à des constats tristes et accablants. Il y a aussi des faits de violence liés à cette précarisation. En tant que conseillers, comment réagir pour ne pas que la situation ne dégénère ?"
Le bourgmestre Jordan Godfriaux (Ensemble) s'est chargé de la réponse, en précisant que des éléments plus personnels seraient donnés à huis clos, pour préserver la vie privée de la personne en question. "Il y a deux types de situations. D'abord, les personnes précarisées qui sont suivies par le CPAS, quand elles l'acceptent – ce qui n'est pas toujours le cas et c'est une difficulté majeure. Si la personne refuse toute aide, y compris du CPAS, on ne peut rien faire." Ensuite, il y a d'autres faits qui relèvent de l'incivilité. "Cette catégorie de personnes est suivie par les services de sécurité, que ce soit la police ou le gardien de la paix. Ces différentes entités sont bien informées de la difficulté évoquée. Pour autant, ça continue."
En résumé, les personnes évoquées refusent l'aide proposée, dans certains cas… et d'obtempérer aux autorités, pour la seconde catégorie mentionnée.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.