A peine installé chez les Bleus, Zidane pense déjà à l'après : président de club, le nouveau rêve de Zizou - Sport.fr
Surprenant, mais pas totalement inattendu. A peine intronisé sélectionneur de l’Equipe de France, Zinédine Zidane a déjà les yeux tournés vers la suite. Et cette suite, selon ses propres mots, pourrait bien s’écrire loin du banc de touche : dans un fauteuil de président de club.
L’ancien numéro 10 des Bleus, devenu officiellement sélectionneur le 28 juillet dernier après le départ de Didier Deschamps, n’en est pourtant qu’aux tout premiers instants de son mandat. Sa première liste ne sera dévoilée que le 18 septembre, et son premier match à la tête de l’équipe de France n’a même pas encore eu lieu. Pourtant, l’homme aux trois Ligues des champions glanées comme entraîneur du Real Madrid a déjà un œil sur l’après.
Une déclaration qui, sur le papier, pourrait surprendre venant d’un technicien tout juste installé dans ses nouvelles fonctions. Mais elle colle, en réalité, parfaitement au personnage. Zidane a toujours cultivé une vision de long terme dans sa carrière, préférant construire patiemment plutôt que se précipiter. Il avait ainsi attendu près de deux ans après son départ du Real Madrid avant d’accepter le poste de sélectionneur, malgré les sollicitations.
Ce nouvel objectif, celui de présider un club, s’inscrit donc dans une trajectoire cohérente : après avoir tout gagné comme joueur, puis comme entraîneur, Zidane semble vouloir explorer une dimension plus institutionnelle du football. Une façon, aussi, de continuer à peser sur le jeu sans forcément rester sur le terrain ou sur le banc.
Reste que la question du timing intrigue forcément. Officialiser une telle ambition alors que son mandat avec les Bleus démarre à peine, c’est aussi, d’une certaine manière, poser un jalon : celui d’un homme qui ne compte pas s’éterniser indéfiniment sur le banc de la sélection, contrairement à un Deschamps resté quatorze ans en poste. Une philosophie différente, plus mesurée dans la durée, qui tranche avec celle de son prédécesseur.
De quel club pourrait-il s’agir ? Pour l’heure, aucune piste concrète n’a filtré. Mais difficile de ne pas penser, spontanément, au Real Madrid, la maison où Zidane a écrit les plus belles pages de sa carrière d’entraîneur, entre 2016 et 2021. Un club où il reste une figure quasi sacrée, et où un rôle dirigeant ne paraîtrait pas totalement incongru sur le papier. Rien, toutefois, ne permet d’affirmer que ses intentions se dirigent précisément vers ce club plutôt qu’un autre.
Pour l’instant, l’urgence reste ailleurs. Zidane doit avant tout se concentrer sur sa mission immédiate : réussir sa première campagne de Ligue des Nations, entre septembre et octobre, face à la Turquie, la Belgique et l’Italie, avant d’attaquer les qualifications pour l’Euro 2028 puis celles du Mondial 2030. Un chantier suffisamment conséquent pour occuper les prochaines années du technicien de 53 ans.
Mais en révélant cette ambition si tôt, Zidane envoie surtout un signal : celui d’un homme qui ne conçoit jamais sa carrière comme figée, et qui continue, saison après saison, à se projeter vers de nouveaux défis. De quoi alimenter, dès à présent, les spéculations sur l’après-Bleus, alors même que l’ère Zidane sur le banc tricolore n’a pas encore officiellement débuté sur un terrain.