A Marseille, un excès de vitesse qui dépasse vraiment les bornes

La préfecture de police de Marseille rapporte une arrestation particulièrement hors normes dans la nuit de lundi à mardi. Au volant d’une Mercedes-AMG A45, un conducteur a pris de gros risques en atteignant de hautes vitesses.
Les forces de gendarmeries et de police diffusent assez régulièrement, sur les réseaux sociaux, leurs « prises » sur les autoroutes de France : généralement de grands excès de vitesse, parfois commis au volant de voitures de sport très puissantes capables d’atteindre ces chiffres en un instant, sans aucune nuance sur les risques pris ou non par les automobilistes en question (mais toujours des leçons données sur les dangers de la vitesse).
Dans la situation rapportée ci-dessous, la publication de la Préfecture de police des Bouches-du-Rhône reste plutôt sobre : elle fait état de l’interception par les CRS du conducteur d’une Mercedes-AMG A45 de première génération (phase 2) à 221 km/h sur une voie limitée à 70 km/h dans la nuit du lundi au mardi dernier. « Le véhicule a été mis en fourrière et le conducteur a eu son permis de conduire immédiatement suspendu », y apprend-on.
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Un différentiel vertigineux
La « sobriété » de cette publication étonne un peu quand on connaît la route en question, un grand tracé en périphérie de Marseille permettant de rallier les autoroutes du Nord et de l’Est de la ville : l’ouvrage présente trois voies dans les deux sens et un bitume parfaitement lisse, mais sa configuration donne le vertige à la lecture des « 221 km/h » reportés par la préfecture.
Il s’agit en effet d’un axe serpentant le long d’un tunnel, avec une visibilité souvent limitée par les virages et des véhicules qui y roulent à faible vitesse (limite à 70 km/h et de nombreux radars fixes installés le long de la voie). 221 km/h dans ces conditions, c’est du même ordre que les 200 km/h de moyenne atteints par le pilote Jean-Pierre Malcher en 1986 dans des tentatives particulièrement « osées » sur le périphérique parisien, écrites dans le magazine Auto Hebdo. Et il s’agissait à l’époque d’un pilote automobile talentueux, qui s’est d’ailleurs fait une grosse frayeur la seule fois où il n’a pas vérifié le parcours juste avant pour s’assurer de l’absence de danger particulier.
Certes, une machine comme l’A45 reste très facile à piloter en toutes circonstances (quatre roues motrices, comportement très neutre…) et la préfecture de Marseille parle de « la nuit » ici ce qui laisse supposer une circulation très peu dense. Mais imaginer un conducteur potentiellement sans expérience du pilotage particulière à 221 km/h sur la L2 de Marseille entre deux virages sans visibilité, voilà bien un excès de vitesse particulièrement dangereux sur le papier.

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