À la recherche d'un premier siège: La France insoumise dévoile ses têtes de liste pour les élections sénatoriales
La France insoumise, qui ne dispose d'aucun élu au Sénat, a dévoilé lundi 20 juillet ses têtes de liste pour les élections sénatoriales de septembre 2026, où sa meilleure chance de l'emporter est dans le département du Rhône, avec trois villes gagnées aux municipales.
Après les élections municipales 2026, c'est un autre point de passage qui attend les partis politiques avant l'élection présidentielle 2027. La moitié des sièges du Sénat (178 sur 348) sont remis en jeu lors des sénatoriales. Un scutin à suffrage indirect, qui se tiendra le dimanche 27 septembre 2026.
En conséquence, La France insoumise a annoncé une soixantaine de têtes de liste dans les départements concernés pour ces élections. C'est avec le Rhône que les Insoumis disposent de la meilleure chance de gagner leur premier siège au Sénat, après avoir pris le contrôle de trois villes de la banlieue lyonnaise (Saint-Fons, Vénissieux et Vaulx-en-Velin).
Dans ce département, c'est le député Gabriel Amard, 59 ans, qui a été investi tête de liste. Mais les victoires aux municipales dans le Rhône ne garantissent pas à celui qui est par ailleurs gendre de Jean-Luc Mélenchon de faire son entrée au Sénat.
Un soutien écologiste manquant
Les Insoumis auraient eu besoin pour cela d'un accord avec les Écologistes, qui n'a pas été trouvé. Les Écologistes ont à la place noué un accord avec les socialistes.
"Nous nous approchons de la barre d'élection dans le Rhône et chez les Français de l'étranger. Nos candidats vont maintenant mener campagne et tenter de l'emporter en dépit des manoeuvres réitérées de la vieille gauche pour nous barrer la route", déclare à l'AFP le député Paul Vannier, responsable des élections dans la formation de gauche radicale.
C'est lors du renouvellement du Sénat de 2029 que les Insoumis, qui avaient fait l'impasse sur les municipales de 2020, pourront le plus certainement faire leur entrée dans la chambre haute du Parlement.
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Ces élections concerneront en effet l'Île-de-France et notamment le département de Seine-Saint-Denis où les Insoumis l'ont emporté dans deux villes, dont Saint-Denis (150.000 habitants).