A Estinnes, les travaux de la chaussée Brunehault sont prêts à être lancés, mais ça coince pour l'égouttage : "C'est râlant !"
Le chantier de la chaussée Brunehault à Estinnes se fait toujours attendre. Alors que le dossier est sur les rails depuis plusieurs années et que la commune se dit prête à conclure, un dernier point doit encore être tranché. Et il se trouve du côté de la SPGE. Une situation qui commence sérieusement à agacer à l'administration communale.
"Ça bloque toujours du côté de la SPGE", se désole Olivier Bayeul, échevin des Travaux. "Ils doivent vérifier si une partie de l'égouttage doit être remplacée. Tant que nous n'avons pas cette information, nous sommes bloqués pour la rénovation de la voirie. On peut comprendre qu'avec la période des vacances, ça n'a pas beaucoup avancé. Mais ça commence à devenir long. Nous avons relancé la SPGE la semaine dernière. Nous sommes dans l'attente."
La réponse de la Société publique de gestion de l'eau est évidemment déterminante pour la suite. Si une partie de l'égouttage doit effectivement être remplacée, le chantier devra être adapté et le dossier risque de repartir dans un nouveau parcours administratif. Avec, à la clé, un délai supplémentaire avant de voir les premiers engins investir la chaussée Brunehault.
À Estinnes, on assure pourtant être prêt à mettre la main à la pâte pour éviter que le dossier ne s'éternise. "S'il s'avère que le tronçon d'égouttage à remplacer n'est pas trop long, nous sommes même disposés à le prendre en charge pour pouvoir boucler les choses au plus vite. Mais pour le moment, on ne sait même pas s'il faudra remplacer l'égouttage et sur quelle portion", poursuit l'échevin des Travaux.
Ce chantier est loin d'être une nouveauté. La réfection de ce tronçon de la N563 figure dans les cartons depuis un certain temps déjà. Elle était notamment inscrite au Plan Infrastructures 2020-2026 du gouvernement wallon, pour un budget annoncé de 1,6 million d'euros.
Le tronçon concerné s'étend du carrefour avec la rue Potier jusqu'à hauteur de la poste. Et il ne s'agira pas d'un simple lifting du tarmac. La chaussée doit faire l'objet d'une rénovation de façade à façade. Au programme : nouvelle voirie, réfection des trottoirs, mais aussi une réflexion sur les aménagements afin de réduire la vitesse et d'améliorer la sécurité des piétons.
Les cyclistes, eux, ne doivent toutefois pas s'attendre à voir débarquer de véritables pistes cyclables. La largeur limitée de la chaussée à certains endroits ne le permet pas. Des aménagements destinés à mieux matérialiser la présence des vélos pourraient néanmoins être prévus.
Au printemps dernier, Olivier Bayeul espérait encore voir ce chantier wallon démarrer en 2026. Le calendrier commence désormais à se resserrer, mais il reste quelques mois pour concrétiser cette ambition.
"C'est râlant évidemment, parce que ces travaux sont nécessaires et que tout est prêt depuis un certain temps. On espère que cette question d'égouttage pourra être vite tranchée", conclut l'échevin.
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