midmed-news.com
  • 2026-08-09 18:16:00 +0000 UTC

    Aug 09, 2026

    À Bas-Oha, Bernard et Loïc ont assuré le show avec leur Fokker Dr.I. lors des portes ouvertes du club d'aéromodélisme : "Vendre du rêve aux gens"

    Une soixantaine de passionnés d'aéromodélisme se sont donné rendez-vous à Bas-Oha ce dimanche. Parmi eux, Bernard, originaire de la région montoise, pratique depuis 50 ans. Il est aujourd'hui président de la fédération nationale d'aéromodélisme. Son fils Loïc, lui, baigne dans cet univers depuis son enfance et est chargé des brevets.

    Des mois de travail pour un avion

    "Je viens du monde agricole. Quand j'étais petit, des amis de mes parents faisaient voler leurs avions dans nos champs. Ils m'ont offert mon premier avion à 7 ans et, depuis, je ne me suis jamais arrêté", se remémore Bernard. Une passion transmise à son fils. "Moi, je suis tombé dedans grâce à mon papa. À 4 ans, je faisais déjà voler des avions", sourit Loïc.

    Pour cette journée, père et fils ont amené deux modèles d'avions de la Première Guerre mondiale. Le plus impressionnant est un Fokker Dr. I, reproduit à 65% de la taille de l'appareil original. "Celui-là a été fabriqué en Chine. Nous avons aussi un Nieuport 17 que nous avons construit nous-mêmes", explique Bernard.

    Deux mois de travail ont été nécessaires pour le montage. "Ce n'est pas une tâche évidente car, à toutes les étapes, on se remet en question. Pour un modéliste plus débutant, cela peut prendre deux ans." Et malgré leur conception ancienne, les modèles surprennent en vol. "Ces avions étaient réputés pour ne pas bien voler, mais ici, ils volent très bien. Évidemment, ce n'est pas tout à fait le même moteur qu'à l'époque."

    La passion demande aussi de la place et des moyens. "Nous avons beaucoup d'avions et deux camions pour les transporter lors des démonstrations", poursuit Bernard. Certains modèles peuvent même valoir le prix d'une petite voiture. Mais Loïc nuance: "On peut très bien s'amuser avec un avion à 200 euros et prendre autant de plaisir qu'avec un engin à 1 000 euros." Leur rêve ultime ? Un Canadair. "C'est malheureusement d'actualité, mais nous y pensons depuis une quinzaine d'années", confie Bernard.

    Pour le duo, l'aéromodélisme permet surtout de décrocher du quotidien. "Quand on pilote un avion, il ne faut penser à rien d'autre, sinon on crashe." Depuis leur découverte du Piper Club en 2011, ils reviennent chaque année à Bas-Oha. "Ce que l'on veut surtout, c'est vendre du rêve aux gens à travers ce genre d'événements. Il y a une super ambiance ici", souligne Bernard. En tant que président de la fédération nationale d'aéromodélisme, Bernard s'inquiète toutefois pour la relève. "Nous remarquons qu'il y a de moins en moins de jeunes qui s'intéressent à cette discipline. Peut-être que c'est un effet de mode."


    Sacha, venu l'an dernier en spectateur, a depuis attrapé le virus

    Le public s'est forcément bien amusé ce dimanche après-midi, dans les campagnes bas-ohatoises. Venu une première en 2025, Sacha a depuis franchi le pas.

    "Cela m'a donné envie de commencer l'aéromodélisme. J'ai acheté un avion et maintenant, j'apprends à le piloter près de chez moi, à Marneffe. Ce n'est pas facile et c'est stressant, car je n'ai pas envie de le crasher", explique-t-il. Ce dimanche, il a particulièrement apprécié les acrobaties réalisées par un hélicoptère.

    Sacha (avec sa vareuse orange) pilote son petit avion dans le ciel de Marneffe.
    Sacha (avec sa vareuse orange) pilote son petit avion dans le ciel de Marneffe. ©EDA

    Pour Vincent et ses fils Félix et Isidor, cet après-midi dominicale était une première.

    "Nous habitons dans le village mais nous n'étions encore jamais venus. C'est une belle découverte. Je suis surpris par la taille de certains avions, qui sont très grands pour des miniatures", remarque-t-il.

    Francis a, lui, rejoint l'événement à pied depuis Couthuin. "J'étais déjà venu un dimanche où ils faisaient voler deux ou trois avions, mais jamais avec autant d'engins. C'est impressionnant."

    "Attirer de nouveaux passionnés"

    Les organisateurs dressent également un bilan positif. "Il y a eu moins de fréquentation après le Covid, mais aujourd'hui, le public et la météo sont au rendez-vous", se réjouit Léo Bonroy, secrétaire du Piper Club.

    L'objectif est aussi d'attirer de nouveaux membres. "Ce genre d'événement est une belle vitrine." Le club a également participé à un stage pour enfants comprenant une journée consacrée à l'aéromodélisme. "Tout le monde est le bienvenu, on est une belle bande de copains", conclut-il.

    Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

    2026-08-09 18:16:00 +0000 UTC