A 32 ans, j’ai tout quitté pour vivre dans un village de 18 habitants : "Ici, nous payons 5 euros par an pour l'eau et 18 euros par mois pour l'électricité"
Publié le 25/09/26 à 07:53Par Solweig E.
Payer moins de 10 euros d'eau à l'année et moins de 20 euros d'électricité mensuelle vous fait rêver ? Dans ce village, c'est possible !
À 32 ans, Ibon Berasategui a choisi de tourner le dos à la grande ville pour s’installer dans un village qui ne compte que 18 habitants. Le jeune homme en avait assez du bruit, de la pollution et des prix élevés qui accompagnaient son quotidien à Saint-Sébastien.
Son projet n’est pourtant pas né sur un coup de tête : depuis l’enfance, il imaginait déjà une maison au milieu de la nature, avec un potager, des arbres fruitiers et quelques poules. Comme le rapporte El Español, aujourd’hui, ce rêve prend peu à peu forme, avec des dépenses qui n’ont plus grand-chose à voir avec celles d’une grande agglomération.
Dans ce village des Asturies, son projet immobilier coûte bien moins cher
Ibon Berasategui a quitté Saint-Sébastien pour s’installer dans les Asturies, où il prépare désormais sa future maison. En effet, il a acquis une étable, obtenu son changement d’affectation puis entrepris de la transformer en habitation. Il ne donne pas le montant total de la rénovation, mais précise que la seule modification administrative de l’usage du bâtiment lui a coûté entre 10 000 et 15 000 euros.
Les écarts de prix avec les grandes villes donnent une idée de ce qui l’a séduit. Selon les indicateurs urbains 2025 de l’Institut national de la statistique, la différence du prix au mètre carré peut approcher 4 000 euros entre une grande agglomération et une commune de moins de 10 000 habitants. À Saint-Sébastien, le mètre carré atteignait ainsi 5 317 euros en 2024. Tandis qu’à Villena, dans la province d’Alicante, il était à 603 euros. Dans les zones véritablement rurales, le ministère du Logement évoque même des prix compris entre 300 et 450 euros le mètre carré.
© Shutterstock
En s’installant dans ce petit village, il a fui les prix
exorbitants de la ville.
Dans son village, l’eau coûte seulement 5 euros par an
Ce sont pourtant les petites dépenses du quotidien qui étonnent le plus Ibon. Il raconte ainsi : « C’est ridicule, mais ici nous payons 5 euros par an pour l’eau, je trouve ça incroyable. » Et la facture d’électricité peut être tout aussi basse. L’un de ses voisins ne paierait qu’entre 17 et 18 euros par mois, au point qu’Ibon ironise : « Ça ne vaut pas la peine d’installer des panneaux solaires s’il ne paie rien. »
Ces montants contrastent évidemment avec les dépenses auxquelles il était habitué avant de s’installer dans ce village. Son choix ne repose donc pas seulement sur le prix d’achat d’un logement ou d’un terrain, mais aussi sur ce qu’il doit dépenser une fois installé. Pour le moment, il ne vit pas encore dans l’ancienne étable en cours de transformation. Il loue un appartement sur place avec Axel. Un ami nomade numérique qui l’a justement encouragé à quitter Saint-Sébastien et à tenter cette nouvelle vie.
© Shutterstock
Dans ce village, le prix de l’électricité est, lui aussi, bien plus
bas qu’en ville.
Quitter la ville pour un village lui faisait pourtant peur
Le changement n’a pas été évident à décider. Ibon redoutait notamment la solitude et reconnaît avoir longtemps hésité avant de franchir le pas. « J’ai toujours pensé : je vais être plus seul que jamais », admet-il. Son entourage alimentait également ses doutes sur l’idée de quitter la ville aussi jeune. Il raconte ainsi les remarques qu’il entendait : « On me répétait sans cesse : “tu seras seul”, “tu ne trouveras pas de partenaire”, “tu es trop jeune pour quitter le nid” ; alors j’ai sans cesse repoussé l’échéance ».
Finalement, il a constaté qu’il appréciait sa propre compagnie et qu’aucun véritable obstacle ne l’empêchait de tenter l’aventure. Son rêve d’enfant, celui d’une maison entourée d’une prairie, d’animaux, de fruitiers et d’un potager, se concrétise donc peu à peu. À 32 ans, il a surtout échangé les prix élevés de Saint-Sébastien contre une vie dans un village où l’eau peut coûter cinq euros par an et l’électricité moins de vingt euros par mois.
En bref
- 🏡 À 32 ans, Ibon Berasategui quitte Saint-Sébastien pour un village de 18 habitants, fuyant bruit et pollution.
- 💰 Il transforme une étable en maison dans les Asturies, avec des coûts bien inférieurs à ceux de la ville.
- 🌿 La vie rurale offre des dépenses dérisoires, comme l'eau à 5 euros par an, contrastant avec la vie urbaine.