« 31 plaintes. Et toujours sur scène… » : le fils de Gisèle Pelicot dénonce le maintien de la tournée de Patrick Bruel et déplore « le silence des hommes »
La pilule ne passe toujours pas, face à la décision de Patrick Bruel de maintenir sa tournée à venir, qui censée célébrer les 35 ans de son album à succès « Alors regarde ». Malgré les nombreuses accusations pour des faits de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, suivies par plusieurs plaintes, puis une mise en examen en juin dernier, le chanteur n’a pas l’intention d’annuler les 35 concerts prévus, comme l’a révélé Voici cette semaine.
Dans la foulée, plusieurs maires concernés se sont opposés à la venue du chanteur dans leur ville, à commencer par celui de Chartres, Ladislas Vergne, qui a même annoncé son intention de lever l’option de réservation de la salle prévue pour le premier concert de la fameuse tournée. « S’il appartient à la justice, dans le respect des droits de la défense, de déterminer les suites des plaintes déposées à l’encontre de Patrick Bruel, les paroles des femmes qui ont déposé plainte doivent être entendues. » a ensuite déclaré le maire de Montpellier, Michaël Delafosse. Des protestations similaires se sont également fait entendre du côté de Reims, Tours, ou encore Caen.
Ce samedi 22 août, c’est David Pelicot, le fils de Gisèle Pelicot, désormais engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes, qui s’est insurgé face au maintien de la tournée. « 31 plaintes. Et toujours sur scène… » a-t-il commencé, alors qu’une nouvelle plainte a récemment fait gonfler ce chiffre impressionnant. « 31 femmes qui ont pris le risque de parler. De porter plainte. De sortir de l’anonymat, sachant ce que cela coûte – les menaces, le doute public, les fans qui les traitent de menteuses, les années de procédures qui les attendent. » a-t-il continué sur ses réseaux sociaux, avant de dénoncer le « silence des hommes », qui n’a pas bougé d’un pouce.
« Où sont les hommes qui ont grandi avec les chansons de Patrick Bruel (…) Où sont les hommes de l’industrie musicale, ceux qui le connaissaient, qui ont travaillé avec lui, qui savaient peut-être ? Où sont les hommes politiques ? Où sont les producteurs, les éditorialistes et les organisateurs des Enfoirés qui ont mis 34 ans à comprendre qu’il fallait s’en séparer – et qui l’ont fait discrètement, sans un mot sur les victimes ? » a finalement ajouté David Pelicot, comme un appel à la mobilisation.